Cosmetics 27: interview avec Michèle Evrard.

Vous le savez depuis un moment maintenant: j’ai un fameux béguin pour la marque Cosmetics 27 . Mais lorsqu’en plus d’apprécier les produits et la philosophie de la marque basée en France, j’ai appris que la fondatrice, Michèle Evrard, était d’origine liégeoise, vous pensez bien que mon coeur a fait 3 bonds et 2 cabrioles.

Cosmetics 27/ Pic by kiwikoo.

Alors imaginez mon état lorsque j’ai eu l’occasion, grâce à l’Institut Dartois Guillemins, de la rencontrer en personne. J’ai d’abord été excitée comme une puce, j’ai ensuite dû me reprendre pour tenter de constituer quelques questions sérieuses et j’ai finalement passé les dernières 24h à stresser comme à la veille d’un examen (Hooo good old times!).

Evidemment, il était complètement inutile de stresser. Michèle Evrard est d’une générosité et d’une douceur des plus désarmantes. Elle a pris le temps pour chacune des personnes présentes, pendant une journée entière (la rencontre était totalement ouverte à tout le monde et gratuite), afin de faire découvrir sa marque et ses 3 petits derniers nés: les sérums. Souriante et jamais avare en explications, c’est une personne qui « émane » totalement l’esprit de Cosmetics 27: douceur, efficacité, simplicité et élégance.

 

photo-michele-evrard
Source: cosmetics27.com

Voici donc l’interview avec Michèle Evrard, fondatrice de Cosmetics 27:

– Bonjour Michèle. Vous êtes d’origine liégeoise et êtes maintenant à la tête d’une belle marque de cosmétiques distribuée un peu partout dans le monde. Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre parcours?

A la fin de mes secondaires au lycée Léonie de WAHA, j’ai eu l’occasion de partir un an en Californie avant de me lancer dans des études. J’ai eu un véritable coup de coeur pour les USA et le retour a d’ailleurs été un peu difficile. Après cette année à l’étranger, j’ai entamé des études de médecine mais la Californie, le soleil, la plage… Vous savez, ça n’arrêtait pas de me trotter en tête et ça n’a pas aidé à terminer mon année avec succès. Je me suis alors dirigée vers des études en pharmacie, toujours à l’Ulg, car j’étais passionnée par la recherche, surtout la chimie organique et la galénique. Au terme de mes études, je devais effectuer un stage et j’ai saisi cette occasion afin de repartir aux Etats-Unis. Je devais partir pour 6 mois et je suis finalement restée 7 années où j’ai travaillé dans la cosmétique. 

– Au départ, vous ne vous dirigiez donc pas du tout vers le développement de cosmétiques?

Non, pas du tout. Les études en pharmacie me permettaient de pouvoir toucher à la recherche et à la base, je voulais me diriger vers la recherche génétique. J’ai d’ailleurs effectué des stages en officine et même le métier de pharmacien ne me convenait pas. Je détestais vendre des médicaments en restant derrière un comptoir. Ca n’était vraiment pas pour moi. C’est lors de mon stage que je me suis familiarisée avec les cosmétiques (parfums et produits). Tout d’abord chez Max Factor puis L’Oréal, Dior Parfums et Boucheron Parfums où j’ai participé au développement de produits. 

– Alors que vous étiez employée au sein d’entreprises bien assises sur le marché et ayant une sécurité certaine, vous avez décidé de vous lancer seule dans la création de votre propre marque. Comment avez-vous fait? N’avez-vous pas eu peur de reprendre en quelques sortes tout à zéro?

Pour se lancer dans sa propre marque, je pense qu’il faut une chose: ne pas penser. Il faut vraiment se lancer, ne pas trop réfléchir et se mettre à fond dans son projet. En fait, il faut beaucoup d’inconscience! D’un point de vue pratique, il faut évidemment un capital de départ mais il est aussi nécessaire de réaliser que c’est un métier qui en regroupe plusieurs. Ici il y a la conception, le développement, le packaging, la communication, la vente,… Ca fait beaucoup de terrains différents sur lesquels il faut être prêt en toutes circonstances. Mais en gros, oui, il faut beaucoup d’inconscience, énormément d’énergie et surtout, il faut avoir la foi. 

Cosmetics 27/ Pic by kiwikoo.

– Comment vous est venue l’idée de Cosmetics 27?

Suite à un accident, j’ai eu la jambe abîmée et ai dû subir plusieurs opérations. J’ai essayé plusieurs choses pour limiter cette cicatrice qui me gênait mais peu ont réellement fonctionné jusqu’à ce que je tombe sur un pot contenant de la Centella Asiatica. C’est suite à cela que je me suis penchée sur la plante et ai commencé à faire des recherches. Constatant que la Centella Asiatica donnait des résultats assez impressionnants quant au renouvellement cellulaire, j’ai continué à travaillé dessus et petit à petit, le Baume 27 était né. J’en ai d’abord fait de mon côté pour moi et les amies mais bon, vous savez, créer un cosmétique demande du temps, de l’argent et de la place… Et sous l’impulsion d’une bonne amie, j’ai donc créé la marque. Dans ce but et afin de maîtriser au mieux la Centella Asiatica, j’ai aussi travaillé avec le professeur Maquart (spécialisé dans la Centella Asiatica) de l’université de Reims et ensuite… Et bien la marque est née et a commencé à être produite d’abord en quantité très limitée pour être distribuée chez Colette à Paris ainsi que dans 4-5 points de vente en Belgique. Il est clair que la distribution chez Colette a été la porte ouverte à énormément de concept stores et à partir de là, Cosmetics 27 a pu devenir une marque à part entière. 

Baume 27 by Cosmetics 27/ Pic by kiwikoo.

Le Baume 27 a été nommé ainsi car je cherchais à créer, non pas un baume dans le sens strict du terme mais un produit en ayant la consistence. Le chiffre 27, c’est tout simplement parce qu’il contient 27 principes actifs. Ce 27 est donc venu tout naturellement s’intégrer au nom de la marque. 

– Cosmetics 27 a d’ailleurs un peu un statut de cosmétiques dit « de niche »…

Oui, en effet. Sans doute suite à la diffusion dans ces concept stores à travers le monde. Mais au départ, j’ai toujours voulu travailler avec des médecins et garder ce côté scientifique très présent. C’est un aspect très important pour moi. Je travaille d’ailleurs toujours dans cette optique-là: en collaboration avec des spécialistes de la peau, des médecins, des dermatologues et aussi des pharmaciens. Cela dit, l’un n’exclut pas l’autre. Alors que dans le réseau des cosmétiques, les choses sont très fragmentées, ça ne l’est pas pour moi. On peut être tout aussi bien naturel, de souche scientifique et à la fois de luxe. L’un n’empêche pas l’autre, vraiment. 

– Il y a un peu plus d’un mois, vous avez sorti 3 nouveaux produits qui sont les sérums. Pouvez-vous nous en parler?

Au départ, la gamme s’est construite très doucement car je concevais les produits uniquement si j’estimais qu’il y avait un besoin, une justification de leur existence. J’ai donc commencé par ce que j’appelle « les essentiels », les bases, des produits fonctionnels: nettoyer, hydrater, réparer. A cela sont venus s’ajouter quelques incontournables comme le contour des yeux ou un masque. 

En ce qui concerne les sérums, au départ, ce sont des concentrés qui ciblent un besoin précis. Donc ça n’était pas, pour moi, quelque chose d’indispensable. Cela dit, nous sommes dans une époque avec une population de plus en plus vieillissante qui demande donc des solutions à des problèmes plus particuliers comme les tâches pigmentaires, le masque de grossesse,… En plus, on est dans une société qui prône actuellement le teint parfait, quel que soit l’âge ou le sexe.  

Quand je conçois des produits, je le fais aussi en fonction de mes besoins et me prends un peu comme mon propre cobaye. Lorsque l’on prend de l’âge, j’ai remarqué que ce qui manque, en premier, c’est l’éclat du teint. Il y a aussi la fatigue, qui marque beaucoup plus et beaucoup plus vite le regard. Pour moi, ce sont deux choses essentielles sur lesquelles il faut travailler. Et donc voilà, j’ai voulu créer 3 concentrés d’actifs qui cibleraient ces problèmes pour tous les types de peaux et tous les âges.

Cosmetics 27/ Pic by kiwikoo.

Il y a donc un sérum pour la correction (le Complex C), un autre pour le relief cutané qui est liftant-lissant et que j’appelle personnellement « le petit fer à repasser pour la peau » (le Complex L). Le Complex L va vraiment détendre les traits et par conséquent, illuminer le teint. Finalement, un dernier sérum, qui est également préventif car il contient un anti-oxydant puissant, pour la régénération (le Complex R). 

– Une dernière question pour celles qui n’ont pas encore testé Cosmetics 27… Si vous ne deviez conseiller qu’un seul produit de la marque, lequel choisiriez-vous?

Pour les peaux jeunes, sans hésiter, le Cleanser 27 (voir mon article sur le Cleanser 27). Tout simplement parce que le démaquillage et le nettoyage sont des étapes nécessaires et que le Cleanser 27 contient ces 2 étapes – qui font aussi partie du fameux « Millefeuille à la japonaise »- à lui tout seul. C’est clairement un soin-nettoyant. 

Pour les peaux plus matures, j’aimerais dire tout mais je vais choisir l’Essence. L’Essence 27, c’est un peu comme la bouteille d’eau qu’on va boire tous les jours, c’est une hydratation de la peau nécessaire et indispensable au quotidien. 

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Je remercie du fond du coeur L’Institut Dartois Guillemins de m’avoir permis de passer un peu de temps chez eux et je salue la gentillesse de Michèle Evrard, son accueil chaleureux et sa patience.

Sachez que le journal dont vous voyez les extraits sur les photos est disponible à l’Institut Dartois Guillemins. Vous pourrez aussi y trouver tous les produits de la marque ainsi que profiter des soins dispensés par des personnes formées chez Cosmetics 27. Pour les bruxelloises, c’est chez Kroonen & Brown que vous pourrez trouver tout cela!

Institut Dartois Guillemins

rue des Guillemins, 69

4000   Liège

Tel: 04/ 235.68.00.

Kroonen & Brown

rue Lebeau, 49

1000  Bruxelles

Tel: 02/512. 40.05.

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