Blog Moments #4: Quand la presse écrite se tire une balle dans le pied.

Ca fait maintenant 9 ans, bientôt 10 ans, que je tiens mon blog. Autant d’années ont permis une certaine observation du monde de la communication que je n’avais jusqu’alors jamais pu concevoir. Tout est intéressant et j’ai appris énormément (les relations PR qui commencent sans trop savoir où aller, l’édition de photos puis de vidéos, l’arrivée des réseaux sociaux, etc.). Le point commun dans tout ce que j’ai pu observer est une réelle évolution des blogueurs. Alors qu’au début, nous étions très amateurs, nous tendons de plus en plus vers un professionnalisme assez déroutant. Les responsabilités sont plus importantes (garder une transparence au niveau des partenariats, ne pas plagier ou copier-coller les dossiers presse, garder une qualité de publication, respecter des délais, etc.) et nous n’avons que les moyens du bord: nous-mêmes et une éventuelle solidarité entre blogueurs quand un pépin arrive.

Une autre constante que j’ai aussi pu observer avec beaucoup de tristesse c’est la non-évolution de quasi toute la presse écrite. Hormis certains media, la plupart aime nier les blogs. Les blogs, c’est la concurrence. En aucun cas la presse écrite ne se remet en question. Pourtant tout blogueur est aussi un lecteur de presse. Je m’en suis éloignée complètement pour la même raison qui fait que les blogs ont maintenant du succès: j’en avais marre de beaucoup d’articles condescendants, pas réalistes, des pubs toutes les 2 pages et des revues clairement dictées par une ou l’autre marque. Presque tous les magazines féminins (mais c’était le cas pour les autres domaines) étaient devenus des pages de publireportage dissimulé. Alors lorsque l’alternative des blogs avec des personnes étant des consommateurs et amateurs lambda est arrivée, bien sûr que j’ai préféré sauter dessus! En presque 10 ans, la presse écrite a souvent préféré penser que les blogs étaient leur ennemi au lieu de se dire qu’ils avaient peut-être eux-mêmes loupé un fameux coche: celui de la remise en question et d’un peu plus d’humilité.

Cela dit, malgré tout ça, j’ai toujours eu énormément de respect pour la profession de journalisme. Je ne sais pas, ça doit être sans doute dû à une enfance et une adolescence bercée par les films sur des reporters intègres, l’affaire du Watergate dont j’ai adoré le film aussi, leur importance pour dénoncer la famine dans le 1/3 monde et la légitimité qu’ils apportaient. Sans oublier la mozer qui zappait de temps en temps sur Bouillon de Culture et, même si je n’étais pas encore assez grande pour tout comprendre, m’impressionnait par l’atmosphère de culture et de respect qui régnait sur le plateau. Vous imaginez donc avec quelle tristesse j’ai découvert qu’en fait, beaucoup de journalistes sont souvent mesquins, adorent s’attirer un monopole de pouvoir (auquel ils s’accrochent comme des furies car il leur échappe bien malgré eux), ou, bien trop régulièrement, volent des contenus. Alors qu’un journaliste est pour moi l’incarnation même de l’éthique, je réalise que beaucoup volent sans aucun scrupule.

Ca doit en fait être le cas depuis des lustres auprès des photographes qui eux, doivent subir sans pouvoir l’ouvrir. Mais je vais profiter de mon blog et de la parole que j’ai ici pour dénoncer ces actes et les réactions complètement irrespectueuses que cela entraine de leur part. C’est la deuxième fois qu’une de mes photos est littéralement volée par un media bien assis dans le monde journalistique. Ca devient lourd.

Avant d’expliquer ma situation, il y a quelques petites choses à savoir: tout ce qui est publié sur un blog est protégé par les droits d’auteur (photo ou contenu écrit, tout.); je changerai les noms des personnes et du médium concerné pour me protéger d’un procès pour diffamations et flouterai ou effacerai les noms des personnes sur les printscreens (c’est le monde à l’envers oui…); toutes les infos que j’ai eues concernant la loi m’ont été fournies par un avocat spécialisé en droit d’auteurs (ce qui veut dire que tout ce que j’affirmerai ici, je ne l’ai pas sucé de mon pouce); je n’estime pas être une photographe de génie mais quand je me tue à la tâche pour acheter un appareil photo (avec mes économies, je ne gagne pas ma vie avec mon blog…), que je me déplace sur mon temps libre pour aller faire des photos et qu’une personne qui est payée pour faire ça pense qu’elle peut se servir chez moi, je n’apprécie pas; lorsqu’un médium publie un contenu, il en est responsable et doit absolument s’assurer de vérifier toutes les sources qui lui auraient éventuellement été fournies (se défendre en disant: « c’est pas moi c’est l’autre qui m’a donné la photo! » c’est donc raté).

Il y a quelques mois, un restaurant dont j’avais parlé ici me demande si elle peut fournir une de mes photos pour un article dans Madrid a le Melon. Je lui réponds que oui à condition d’être mentionnée par l’organe de presse. C’est la condition sine qua none pour l’utilisation de mes photos et j’insiste bien là-dessus. Celle-ci m’assure qu’elle leur imposera cette règle (c’est surtout la loi en fait…) et quelques semaines plus tard, je retrouve évidemment ma photo dans ce qui s’avère être un publireportage pour lequel la restauratrice a donc payé entre 300 à 500EUR sur 1/4 de page… Sans mention de mon nom ou de celui du blog. Evidemment, mon sang ne fait qu’un tour et je m’énerve sur les réseaux sociaux en montrant bien l’article d’où ma photo provient et celle du publireportage. Je dis et le redirai ici: « Les journalistes qui font ce genre de choses: c’est du vol! » et n’ayant aucun contact pour Madrid a le Melon, je tague donc la version web. Ils n’auront qu’à régler leurs problèmes entre eux et faire leur travail de journalistes: investiguer et vérifier. C’était apparemment trop leur demander…

Sincèrement, de la part de Madrid a le Melon, je pensais avoir une réaction posée et un peu moins nombriliste de leur part. Au lieu de ça, j’ai eu droit à Roquet Frustré de la version web – plus condescendant et paternaliste, tu meurs – qui après m’avoir répondu ce genre de choses sur Facebook (donc en remettant tout sur le dos de la restauratrice et SURTOUT, en ne vérifiant pas si ce que je disais était peut-être bien vrai… Bien de la part d’un « journaliste »…):

M’envoie une mise en demeure afin que je retire ce que j’ai dit sous menace de procès pour diffamation. C’EST LE MONDE A L’ENVERS! En plus de cela, j’ai une pote de Roquet Frustré, une fille bien charmante qui est journaliste (et travaille aussi pour la version web de Madrid a le Melon) mais joue à la blogueuse de temps à autre avec Carbonades à la Flamande (j’ai bien évidemment aussi inventé le nom de ce site…), qui me demande de ne pas cibler les mauvaises personnes. J’adore les journalistes qui essaient de jouer sur les deux bords avec un sourire plus jaune que ça tu meurs… Sauf que je cible bien le bon médium et que ça soit la version web ou imprimée, je m’en tape. C’est le même nom qu’ils représentent. EN AUCUN CAS CES GENS N’ESSAIENT DE CHERCHER SI CE QUE JE DIS EST VRAI! JAMAIS! Au lieu de ça, on m’envoie des mises en demeure (pour ça par contre, ils sont ensemble), on me répond comme si j’étais une sale petite merde qui ennuyait les grands journalistes qui savent tout mieux que tout le monde et surtout, surtout, ils ont tous une condescendance qui est vraiment à vomir! Il est évidemment hors de question que je retire ce que j’ai dit puisque ça s’en ira tout seul après 24h et que surtout: 1) je dis la vérité, 2) je rappelle que tout médium est responsable de ce qu’il publie or c’est bien dans un publireportage de Madrid a le Melon que se retrouve ma photo sans mention.

Suite à plusieurs échanges ENFIN avec le rédacteur en chef, et sur les conseils de mon avocat, je leur envoie donc à mon tour une mise en demeure où je leur demande (non pas de l’argent que j’aurais été totalement en droit de demander d’ailleurs) mais un Erratum dans le numéro suivant où ils mentionneront d’où vient la photo et des excuses… Que je n’ai évidemment jamais eues. De la part de personne. Je suppose qu’ils le lisent bien et s’énervent encore plus puisque la restauratrice me contacte complètement angoissée, me supplie d’arrêter de m’énerver parce que ça lui fait de la mauvaise pub (dis fifille, t’as payé et t’as été flouée, tu es aussi en droit de râler envers eux mais ne viens pas me demander de la fermer quand on vole mon contenu!), me dit qu’ils lui ont téléphoné pour s’excuser envers elle et qu’ils font pression pour que j’arrête de m’énerver. Ils se sont donc excusés en privé auprès de la restauratrice qu’ils ne se sont pas gênés d’accuser publiquement mais auprès de la personne qui a été volée, JAMAIS. Par dessus tout, ils font pression sur elle en lui disant que c’est totalement de sa faute si ma photo s’est retrouvée là sans mention. WHAT?!!?

Malheureusement, pas très futée la restauratrice, je lui avais demandé de me fournir les captures d’écran de ses échanges avec la journaliste de Madrid a le Melon qui s’est occupée de son encart. Voilà comment la « journaliste » s’est servie:

Suite à quoi la restauratrice lui fournit le lien de mon blog. Par téléphone (et selon elle mais là encore, la journaliste savait très bien où elle allait, elle lui demande de mentionner d’où provient la photo). Bref, la journaliste répond donc:

Cette personne s’est donc bien servie sciemment sur mon blog, prétend l’avoir proposé à la rédaction… Et il n’y a sans doute eu aucune vérification avant publication. La restauratrice n’a envoyé d’elle-même aucune pièce jointe et n’a donc fourni aucune photo prétendant qu’elle en était l’auteur comme l’affirme en gras Roquet Frustré… Tout ça, c’est moi qui ai dû le chercher. Eux n’ont absolument RIEN fourni hormis des mensonges, des menaces de procès et des accusations qui elles, sont absolument non fondées.

Je n’ai pas envie de généraliser à mon cas mais les réactions infâmes auxquelles j’ai eu droit sont quand même une belle illustration du mode de fonctionnement de la presse écrite aujourd’hui (je vous épargne tout le reste auquel j’ai eu droit en échange mails… Notamment me faire traiter de folle…). Celles-ci sont encore pire que le vol dont j’ai été victime… Je n’ai pas eu droit à un seul journaliste dans cette histoire mais bien à 3 auquel on ajoute le rédacteur en chef qui a été plus correct mais pas moins hypocrite ou plus honnête pour autant puisque je n’ai jamais eu d’excuses de qui que ce soit. Et des excuses publiques, c’est tout ce que je demandais. Ca ne leur aurait franchement pas changé leur vie, juste remis leur fierté en place. Mais la fierté des journalistes, c’est surtout ça qui les perd et ceux-ci n’ont rien saisi.

Suite à cette histoire, j’ai eu de nombreuses réactions de la part de blogueurs. Le vol de contenu de la part de la presse papier est chose courante, particulièrement chez les blogueurs culinaires. J’ai été impressionnée par le nombre de blogueurs floués régulièrement! Et face à des organes de presse qui ont des cabinets d’avocats ou des services juridiques sous le coude, les blogueurs doivent bien souvent se laisser faire. Ce qui veut dire donc que, lorsque vous lisez un magazine traditionnel, si on ajoute à cela les vols des photographes, il y a de fortes chances pour que vous lisiez du contenu en partie volé.

J’ai parfaitement conscience que le monde du journalisme n’est pas non plus le plus facile. Je sais qu’ils sont soumis à des délais très serrés la plupart du temps, qu’ils sont mal payés et qu’hormis quelques-uns qui ont une place bien faite (et dont ils abusent souvent à coup de « si je viens dans votre restaurant ou votre boutique, j’ai un service gratuit pour parler de vous »), la plupart gagnent des miettes de pain pour un travail de fous. Mais ça ne leur donne pas le droit de ne pas respecter la loi ou le travail d’autrui. Ca ne leur donne pas le droit d’être condescendants envers quelqu’un qui a été floué, ça ne leur donne pas le droit de reporter leur responsabilité sur les commerçants non plus. D’ailleurs, chers commerçants, je sais que vous feriez tout pour que votre commerce perdure mais ne laissez pas la presse écrite vous faire croire que vous êtes responsables de tout. A partir du moment où vous leur fournissez aussi du contenu, vous leur fournissez leur gagne-pain. Surtout si, dans ce cas, vous PAYEZ. Vous êtes totalement en droit d’exiger d’eux qu’ils fassent leur travail correctement (cf. qu’ils s’inquiètent de vous poser la simple question « êtes-vous l’auteur de ce texte ou cette photo? »… Ca casse pas trois pattes à un canard de poser cette question à ce que je sache.).

Il reste, heureusement, des journalistes qui sont encore très respectueux. J’en connais quelques-uns et pour ceux-ci et le magnifique travail qu’ils font, il est hors de question que je ne parle pas d’eux. Il n’en reste pas moins que la presse écrite en général, si elle continue sur cette voie, ne fera que s’enfoncer d’avantage. Etre blogueur, c’est aussi constamment douter de soi parce qu’on n’a justement pas la légitimité d’un journaliste. En tous cas, c’est mon cas. Bien sûr que certains blogueurs sont aussi des voleurs. Bien sûr que certains rédigent aussi en étant complètement dictés par l’appât du gain. Des cons, il y en a partout! Mais la tendance n’est pas aussi généralisée que dans la presse écrite. Si elle ne fait pas davantage recours à une remise en question et à plus d’humilité, si elle se repose trop souvent sur des machines d’avocats et de procédures, il ne faut alors pas s’étonner d’une chute des ventes. Le premier ennemi de la presse écrite a finalement toujours été elle-même, il serait temps que ces gens le réalisent enfin…

De mon côté, j’ai juste eu très mal. Tout le travail que je fournis ici, je le fournis sur mon temps libre. J’achète le matos (ordi, appareil photo, gsm, hébergement web, cartes de visite …) avec mes économies personnelles. Je paie l’essence pour rencontrer les agences et aller aux évènements où je suis cordialement invitée avec mon fric (ainsi que l’assurance, l’entretien et le prêt de ma voiture). Je pars des fois après le boulot et enchaîne avec un aller-retour à Anvers dans les embouteillages pour revenir entre 23h et 1h et être disponible au boulot le lendemain dès 8h30 sans râler. J’achète aussi toujours au moins un Rail Pass par an (quand c’est Brux-Hell et que le temps me le permet, je privilégie le train). Je vois aussi beaucoup moins des potes parce que je n’ai pas le temps ou que je suis tout simplement crevée d’avoir couru pour le blog. C’est un choix, certes, mais il n’est pas moins respectable qu’un autre. En plus de tout ça, je dois faire attention à rester la plus transparente et la plus éthique possible parce que contrairement à un organe de presse qui a son service juridique et sa langue de bois, je suis toute seule avec mon petit cerveau de greluche pour seule arme (je remercie d’ailleurs Isa de tout mon coeur pour m’éclairer lorsque j’ai quelques doutes). J’apprends aussi par moi-même en quoi consistent les droits d’auteur ou l’éthique. Chaque jour, j’en apprends plus et j’essaie de m’améliorer. Par dessus tout, j’essaie de rester régulière dans mes publications et je prends sur moi quand des choses difficiles se passent dans ma vie privée parce que le blog, c’est pour décompresser, pas pour être lourd. Ca n’est pas toujours facile mais ça l’est encore moins quand on se fait voler. C’est complètement décourageant et démotivant.

Après ça, j’ai eu du mal à continuer à écrire. Pas d’angoisse de la page blanche mais plutôt: « A quoi ça sert si c’est pour devenir une base de données pour la presse écrite et se faire traiter comme une sous-merde? ». Personne ne le saura et tout ce que je produis ici peut être utilisé impunément par ces grands pontes qui n’ont aucune gêne. Presque 10 ans que j’écris ici et c’est presque 10 ans que je « donne » littéralement à d’autres qui se font rincer par les grandes marques et les sponsorings, eux. On est tous dans le cas et il y a de quoi se poser la question…

Voilà pourquoi j’explique la situation ici. Ca ne changera rien dans leurs pratiques à eux mais j’aimerais que ceux qui me lisent soient conscients de certaines choses. J’estime que, alors que je partage beaucoup de légèreté avec vous, il est aussi important que vous en connaissiez les coulisses et le mal-être que ça peut apporter. Et puis j’avais peut-être un peu envie de me sentir moins seule? Les blogueurs sont tellement isolés les uns des autres… On subit ce genre de choses chacun de notre côté, on a peur et on laisse passer mais il n’empêche que ça fait mal, que ça blesse énormément et qu’on pense être seul à subir alors on ne fait surtout pas de vague. Donc j’ai pondu ce pavé. C’est aussi sans doute thérapeutique. Mais j’espère que ça aidera d’autres blogueurs à se sentir moins seuls, des lecteurs à comprendre les situations auxquelles on doit faire face et avancer en y trouvant du positif quoi qu’il arrive.

6 thoughts on “Blog Moments #4: Quand la presse écrite se tire une balle dans le pied.

  1. Quitte à être un parangon de droiture, merci de ne pas me qualifier de personne « jouant à la blogueuse », Carbonnades à la Flamande ou plutôt Boulettes à la liégeoise étant en réalité un webzine récompensé récemment du mérité liégeois. Accessoirement, mon sourire n’est pas jaune mais vraiment éclatant.

  2. Bravo. Bien dit. Je vous donne entièrement raison. La presse n’a pas à pomper dans un blog sans le citer.
    Je n’achète plus de magazines depuis belles lurettes. La semaine dernière, dans une salle d’attente, j’ai feuilleté quelques magazines ! Consternation ! Vraiment rien d’intéressant. Pas de contenu, que des publireportage. Et c’était encore pire dans la presse néerlandophone. J’ai remis tous les magazines que j’ai feuilletés en place et j’ai dégainé mon smartphone pour y lire les articles des blogs que je suis via Feedly.
    J’en profite pour vous remercier, je vous suis depuis plusieurs années. Et je continuerai de le faire avec plaisir et encore plus respect.
    Merci pour votre blog. C’est évident que vous y passer beaucoup de temps et d’énergie. Pour ma part, je devrais intervenir ici plus souvent, ne fut-ce que pour vous remercier…
    Belle journée
    Florence

    1. Ho merci Florence! Ca fait vraiment chaud au coeur! Bein oui qu’il faut intervenir! Et pas seulement pour dire merci, on peut aussi papoter en commentaires! Je suis pour l’interaction par ici, ça peut éclairer, donner des avis différents (je ne suis pas la voix de la raison en ce qui concerne le make-up ou les soins, chacun peut avoir des expériences différentes), bref, tant que c’est fait dans le respect, ça ne peut amener que de la richesse!

  3. Bonjour, vous avez entièrement raison : chaque fois que je lis un article dans un magazine, je me pose la question de la partialité du l’auteur de l’article (quand on reçoit des cadeaux – produits beauté, par ex – va-t-on en dire du mal ?) . Effectivement, avec les méthodes que vous décrivez, ajoutées aux propos creux de nombreux articles, voire de références incorrectes, la presse (féminine, pour ma part) a du soucis à se faire. Je profite de l’occasion pour vous remercier pour la qualité de vos articles, tant sur le fond que sur la forme (ah, le français bien écrit !) . Merci d’être là ! au plaisir de vous lire

    1. Sur les produits reçus, j’en reçois aussi. Pas autant que d’autres et certainement pas autant que les journalistes. Par contre, je ne suis jamais payée pour des articles (je l’ai fait 2 fois je pense – pas plus, suis sûre- où j’ai toujours bien noté que c’était sponsorisé mais ça ne m’intéresse pas, trop compliqué et donc j’ai arrêté d’accepter). Quand je reçois des produits, je ne suis jamais obligée d’en parler donc tout ce qui est amené ici ce sont soit des produits que j’ai achetés (beaucoup), soit des produits reçus que j’ai pris le temps de tester et que j’approuve. Ceux que je n’aime pas, je n’en parle pas ici ou je dis que je ne les aime pas. Il m’arrive aussi de changer d’avis, dans ce cas, je le dis et fais référence à l’article antérieur. Comme ça les choses sont claires (mais c’est ainsi que la plupart des blogueurs doivent -tous ne le font pas- fonctionner).
      Personnellement, proposer des articles de fond, peut-être un peu plus lourds à lire que 3 lignes entre 5 photos, sont déjà un gage en soi car je décrypte au mieux les produits dont je parle. Ca reste de l’éthique mais j’y tiens énormément. En presque 10 ans, je n’ai sponsorisé qu’une publication Facebook, n’ai jamais acheté de likes ou de followers sur aucun réseau sociaux. Si j’avais eu envie de devenir plus grande et de ne faire ce blog que par l’appât du gain, j’aurais fait les choses différemment de ce côté-là aussi.
      J’espère que ça vous éclairera sur tout ça et vous prouvera ma bonne foi.
      Il est certain que la presse écrite est elle quasi systématiquement dirigée par les publicités qui les font vivre. D’où l’intérêt des blogs qui ne sont pas soumis à ça. Rien de ce que je reçois ne paie mes factures d’électricité ou d’eau…
      Merci à vous d’être là et de manifester votre soutien en tous cas!

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