Une fée dans les étoiles!

De jolies choses pour ton visage d'ange, des bons plans lifestyle. Beaucoup d'amour pour Liège, un peu de vagabondage, énormément d'humour.

Identity.

12 Commentaires

Source: diamondsnake.

Je me disais bien que le temps béni du cerveau au repos n’allait pas durer éternellement. Trop beau pour être vrai…

Dans une époque où tout devient propriété de tout le monde, où l’on étale sa vie privée sur des sites de socialisation, où les genres se mélangent, où l’on brise tous les tabous, où les générations se mélangent au point d’en faire des campagnes de pub… Je me demande s’il est encore possible de se créer une identité propre à soi.

Bien qu’en apparence, ce faste de mélanges puisse paraître riche – et il est vrai que tout compartimenter pouvait aussi rendre sérieusement pauvre dans beaucoup de domaines- ou que la rapidité des partages ou des échanges confère à des évènements jadis exceptionnels une sensation de déjà-vu, je suis aussi intimement persuadée que tout partager peut tuer.

Nan pas tuer ton coeur ou tes poumons ou ton foie mortellement crétin. Tuer une identité ou un besoin de limites nécessaires dans l’évolution d’une identité continuellement en construction. Ca peut paraître un peu compliqué tout ça… On va donc rendre ça un peu plus concret…

CAS typique de la reconstruction de soi post-rupture:

Un Connard a croisé ton chemin et tu veux le rayer de ta vie… Un charmant jeune homme a partagé ta vie pendant des années, tu as vécu de splendides moments avec… Mais malheureusement, les gens changent et il se barre avec la pire pétasse du coin. Soyons civilisées… Restons bons amis, il faut admettre qu’un Connard sommeille dans la majorité de la gente masculine que nous avons vécu une belle relation malgré cela…

Avec Fesses de Bouc, rien de plus simple que de garder contact… Avec Fesses de Bouc, rien de plus simple que de partager avec ce nouveau couple atypique les splendides moments de bonheur qu’ils aiment exhiber… Avec Fesses de Bouc, rien de plus simple pour se faire interner dans la semaine pour burn out inexpliqué aussi… N’est pas Dalaï Lama qui veut…

CAS de la tendance qui mitraille tes n’yeux:

Entre le color block , le style « fille qui se la joue garçonne », le côté Célino-bourgeois, ou carrément la totale sexy sans être vulgus… On ne sait plus trop où aller. On repique sur toutes les époques… On repique tellement qu’on se demande s’il y a encore des choses à exploiter. Avant, il fallait s’acheter des magazines avec son petit argent de poche. Maintenant, les gamines de 14 ans font clic-clic on the net, s’habillent comme si elles en avaient 20, changent de look dès qu’une autre tendance pointe le bout de son tissus… Bref, on ne s’arrête plus vraiment dans un créneau que l’on apprend à fond. Ca donne des gens calés en tout mais superficiels. Qui ne connaissent que l’actuel et ne réalisent pas l’existence d’origines ou de bases… Ou alors des fanatiques limites barges trop calés sur un sujet et fermés aux autres… *Séquelle d’une petite soeur feu-fan de Marilyn Manson… Mourir*.

On ne prend plus le temps, la course est trop importante. La course à quoi au fait?

CAS du mélange des générations (là ça va être long…):

A diviser en sous-catégories car le plus touché…

Contexte: Une tendance observée est celle des deux générations actuelles. Les parents ne veulent plus vieillir car leur espérance de vie est allongée *fait prouvé scientifiquement mais ne me demandez pas où j’ai entendu ça… Sans doute un moment d’égarement devant les Maternelles ou Envoyé Spécial au moment d’avaler mon repas…*. Ils ont donc plus envie de vivre « jeune »…

Conséquences:

– Augmentation des tirages de peau dans tous les sens. Remontage de loches ou fesses en perdition. Plantations capillaires plus efficaces que n’importe quel faux gazon. Des vieilles mains? C’est quoi ça? Une ride? Ca existe encore? On fout le visage de Catherine Deneuve en l’air, Meg Ryan troque son visage malicieux contre celui d’une sale pute mal refaite… Si on continue à suivre l’évolution des nouveaux « standards », t’as 28 ans et t’es déjà vieille en fait?  Et si c’est pas 28, on est déjà vieux à 35 alors? Enfin, on est jeune quand?

Alors que beaucoup oublient que l’on vieillit déjà dès notre naissance, ça laisse des gens un peu perdus… Noyés sous les photos retouchées des magazines, des actrices et des acteurs refaits dans tous les sens… Même des voisins refaits dans tous les sens… L’accès à la jeunesse éternelle devient de plus en plus « abordable »… Puis on s’étonne qu’une société de consommation et de l’apparence puisse aussi être une société tellement compétitive qu’on se suicide pour un « rien »… *Foutez-moi la paix, j’ai 28 ans et je suis en train de feuilleter un magazine sur les maisons de repos. Dans 2 ans et quelques cheveux blancs, mes parents qui auront l’air des gosses que je n’ai jamais eu m’y enverront, je prépare le terrain*.

– Le « Parent Trop Cool » aka le PTC. Le PTC se divise en plusieurs étapes progressives qui rendent le diagnostic assez difficile:

1. Le PTC est généralement un parent célibataire qui retrouve une joie de vivre compréhensible. Celle d’avoir un enfant capable de se garder tout seul et de ne plus avoir un partenaire chiant. C’est la fête, on apprend à nouveau à sortir. Youhoooo. Le PTC se divise en deux « races » à ce stade. PTC1 qui continue sa vie de sorteur épanoui. Il se construit une vie à lui, à mi-chemin entre « rattraper le temps perdu » et « vivre avec son temps ». PTC2 remarque un truc trop facile de la mort qui tue pour paraître trop IN parce qu’il a fini de se la péter avec son nouveau camion qui fait pouet pouet, il est temps de passer aux choses sérieuses. PTC2 continue aux points suivants.

2. L’enfant du PTC grandit (aka PTC Junior). Tiens, un moyen de garder contact avec ce qui est « cool ». PTC ne veut plus du camion qui fait pouet pouet et trouve PTC1 ringard. PTC2 lui, il veut être au top du top. Quand il débarque, il veut qu’on ne voit que lui.

Le PTC commence donc à sortir dans les mêmes endroits que PTC Junior. Junior trouve ça cool: il peut rester plus tard.PTC trouve ça génial, il observe comment il faut se comporter pour être over-méga-cool (ouais parce que PTC Junior ne le sait pas encore mais « cool » tout seul, c’est devenu nul). PTC ré-apprend à marcher, à faire caca-pipi tout seul, à boire et à dire oui ou non en quelques sortes. PTC « revit ». PTC jette le camion qui fait pouet pouet, il revient au stade où il réalise qu’il a des seins et une zezette/ une pilosité et un zizi.

3. PTC continue à sortir dans les mêmes endroits que PTC Junior mais PTC Junior, LUI, grandit. PTC Junior commence à avoir des nouvelles de ses amis par PTC *cheminement dans la tête… scrccchhhh bizarre… scrchhhhh… Court-circuit… scrchhhh*, apprend même de PTC que son ex d’il y a -il avait encore de l’acné, il préfère oublier- va bien. En fait, PTC et son/ses ex ou ses potes qu’il n’a plus le temps de voir parce que (au choix) études, boulot, chomage-pas de sous, font bien la bringue ensemble… [blanc]… [cerveau plus de jus]…[quoi?]. PTC Junior devient « normal » « out », PTC 2 reste bloqué à ce stade. Plus aucune évolution n’est possible. PTC 2 est donc over-méga-trop cool pendant que PTC Junior se bat avec le FOREM pour prouver qu’il a droit à son chômage et qu’il paie ses factures à temps. Non non, mais soyons « modernes », maintenant la vie, c’est comme ça. Quoi? Choqué? Quène vieux-jeu tii! Quoi? T’as 18 ans? Va un peu te cacher, t’es trop out.

CONCLUSION DE TOUT CA:

QUI EST OU??? Car si, admettons-le, les limites étaient sans doute trop présentes auparavant, il me semble qu’aujourd’hui, elles ne le soient plus assez. J’ai cette sensation que ma génération se retrouve ballotée dans une mouvance que l’on aurait pu assimiler à « un petit retour de l’âge » mais qui est pourtant désormais fort bien installée et que l’on n’a peut-être pas vu venir au point de n’avoir pas pensé à éventuellement définir une sorte d’équilibre nécessaire à toute nouveauté.

De plus en plus d’individus sont prêts à ressembler à des aliens tellement ils n’ont plus de distance face à leur image, d’autres bouleversent le développement de leur enfant en l’étouffant avec une pseudo-jeunesse entièrement calquée sur une vie qui n’est pas la leur (je parle de PTC2 et non de PTC1 qui lui vit une sorte de seconde jeunesse en gardant ses bagages et non en les omettant…), les images retouchées transforment un petit défaut en un drame, les notions de « vie privée » ont complètement été chamboulées par un crétin prénommé Mark…

Alors que beaucoup de crédos font flotter des slogans de « jeunesse éternelle à portée de tous » en nous faisant croire qu’inverser la nature des choses c’est « briser un tabou », je vais peut-être paraître vieux-jeu mais tout cela me donne l’impression que finalement, des limites minimums sont nécessaires. Dans le cas contraire, cela donnera sans doute lieu à des conflits inévitables. En effet, si les places « naturelles » sont totalement chamboulées sans aucune barrière minimum et dans un égoïsme que l’on admet peu (allez dire à Catherine D. que si ses petites-filles ne recourent pas à la chirurgie, elles paraîtront peut-être plus vieilles qu’elle à son enterrement -WTF???-… ou encore à PTC2 que Junior ne sait plus où mettre les pieds pour s’amuser sans avoir PTC2 constamment sur le dos… Z’avez déjà réussi à emballer avec un pater ou une mater dans les parages vous?)  mais qui est pourtant étrangement grand…

Où et comment pourront se situer les suivants?

12 réflexions sur “Identity.

  1. Moi j’en tire qu’une conclusion : il faut pas faire d’enfant !
    Dans son intérêt à lui comme dans son intérêt à soi ! 🙂

    • Si l’on vit en suivant la logique actuelle qui est celle que je décris, je pense surtout que dans l’intérêt de l’éventuel embryon, il ne vaut vraiment pas mieux pour lui qu’il passe au stade de la naissance… Mais maintenant, les gens sont tellement égoïstes de leur petite personne parfaite que de toutes façons: non. Ou alors ils auront un gosse parce que ça sera top tendance et que ça peut toujours aider à un éventuel recyclage au passage de la quarante-cinquantaine… Bref, j’ai aussi la sensation qu’être parents, de nos jours, ça n’est plus du tout désintéressé, tout du contraire. Mais ne généralisons pas de trop, tout le monde n’est pas ainsi. Les minorités sont là… Ahem 🙂

  2. Trop de fluidité défait les contours (de l’identité)? … Je suis assez d’accord avec l’idée, mais je n’ai pas les mêmes exemples pratiques en tête (pcq pas le même vécu quotidien forcément). Par contre les PTC, étant entourée d’amies anciennement fan absolue de leur daddy en pleine révolution sexuelle et identitaire tardive qui passe moins bien, j’en entends souvent parler :-p
    Sans vouloir faire celle qui lance des fleurs, je trouve que la question « Enfin, on est jeune quand? » est absolument renversante!
    Bises

    • Ha mais pour ce qui est des exemples, je n’ai donné que quelques cas qui me passaient par la tête et qui me semblaient bien illustrer l’idée. Rien ne t’empêche d’en partager d’autres ici. Ca ne peut rendre le sujet que plus complet.
      Pour les PTC, moi je dis « vive la période d’extinction »… Que j’attends avec grande impatience. Le plus lamentable dans ce cas, c’est qu’ils se garnissent d’un faux air naturel alors qu’ils transpirent le mal-être et le besoin de compensation. Un coup de déo siouplait!
      Sinon pour les fleurs, je vais m’apprêter à rempoter une hortensia sur le point de mourir, on ne sait jamais… Si jamais son destin était tragique, un petit lancer de fleurs de temps en temps n’est jamais de refus 😉

  3. A la lecture de ton article, une vieille question me revient…A quel age on a fini d’être jeune ?
    Parce que parfois, je me sens pas du tout en accord avec les gens de ma tranche d’age ( les deux bébés, le labrador, le break, et les vacances à la cote belge parce que c’est mieux avec les enfants). J’aurais horreur de me transformer en « vieille petite fille »…Mais vu qu’à 20 ans, j’était plutot une « baby cadre corporate » est ce une sorte de revanche ? rattrapage ?

    • Je crois qu’il ne faut pas compartimenter en « jeune » ou « vieux » en fait. Il faut savoir prendre sa place adéquate au moment opportun et le plus important, sans « griller » les places des plus anciens ou des plus jeunes. Après, tout est une question de contexte je pense. Recourir à la chirurgie esthétique pour ne plus du tout paraître son âge est contre-nature; sortir et traîner comme une larve un lendemain de veille plusieurs fois devant ses enfants (donc dans le cas où tu aurais des enfants seulement) empêche l’enfant d’évoluer dans sa ligne de développement; porter des mini-jupes à 50 balais… C’est juste effrayant. Le tout est de savoir se positionner harmonieusement en fonction de son histoire et de ceux qui nous entourent.
      Dans ton cas, j’ai l’impression que tu es justement quelqu’un qui arrive à mettre de l’équilibre quand il faut. Je ne parle pas de renter dans le moule mais plutôt de refuser ou non que la vieillesse apparente soit pourtant bien présente. Et la vieillesse se vit différemment pour chacun… Tant qu’elle se vit… Tu vas voir des concerts de Justin Bieber? Si non, t’es déjà plus normale que d’autres 😉

  4. @ Caro: Figure-toi qu’en mentionnant les minorités, c’est toi que j’avais en tête miss. J’espère que cela suffira à enlever cet air bougon que tu dois avoir sur le visage depuis 😉 (le « ahem » veut dire que les minorités sont TRES minoritaires). J’ai toujours un cadeau pour vous d’ailleurs!

    • 😉 y m’semblait bien que t’avais quand même remarqué qu’on était pas des gens hyper trendy 😉

      • Tu rigoles? Vous êtes les parents les plus trendy pour moi! C’est juste tellement naturel chez vous. Là est toute la différence… On a la classe ou… on essaie d’imiter minablement… You’ve got the clââââssss’

  5. @ La Princesse: Le tout est de ne pas s’obliger à porter des robes en diolène à 50 ans mais pas non plus des mini-jupes ou des couettes qui surplomberaient une tignasse ridée. Je pense surtout que c’est une question de s’écouter… Quand tu réalises que tu fais des choses qui ne vont pas avec ce qui se passe dans ta tête et par rapport à ton vécu, l’important est de ne pas s’entêter ridiculement. En gros, vivre en harmonie avec soi-même ne veut pas dire qu’il faut être conformiste… Mais ça ne veut pas non plus dire qu’il faut être « différent » juste parce qu’on a peur d’être soi.

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