Femmes… et complications.

Pic by Ryan Kenny.

Aux yeux du sexe opposé, une femme est compliquée par définition. Ce que je veux bien admettre tout en y ajouant qu’un homme ne l’est pas moins pour nous… Bref, la femme est mondialement connue pour « incarner »  l’Etre Compliqué Inutile (j’entends par là que les artissssss’ torturés produisent de l’art et alimentent notre société contrairement à la femme qui râle parce que son homme ne l’a pas embrassée avant de partir au boulot. Sujet amplement vaste que nous ne développerons pas ici) qui, avouons-le, ne se comprend pas toujours elle-même non plus. Vous me suivez dans ma complication?

Une femme, ça se plaint pour tout et rien, pleure pour tout et rien, rit pour tout et rien, râle pour tout et rien. Une femme, c’est chiant parce que ça ne sait pas toujours se laisser vivre. Alors quand une femme semble un peu exagérer, on lui dit qu’elle dépasse un peu les bornes, on lui demande qu’elle se calme, on souffle et on lève les yeux au ciel. Ou avec sympathie -mais certainement pas avec empathie- on en rit et on zappe l’affaire en espérant qu’elle en fasse de même. Et la plupart du temps, c’est bien ce qu’il faut faire. La plupart du temps je dis…

Dans le cas contraire -celui où la femme fait tout ce que je viens d’énumérer mais en supprimant le « pour tout et rien »-, la femme comprend vite qu’il vaut mieux arrêter au risque d’irriter son entourage. Particulièrement le pauvre mâle qui n’en peut plus d’avoir une sirène d’ambulance pour pote. Alors elle mord sur sa chique et se dit qu’une douleur, un état particulièrement dépressif ou encore un mal-être physique partiellement expliqué n’est qu’une broutille. La douleur est un signe mais bon, de là à aller s’en plaindre tous les 4 jeudis…  Puis nous ne faisons pas partie de cette catégorie de femmes pénibles qui se plaignent. Nous avons autre chose à offrir dans une conversation que des lamentations. Un QI, de la culture, de l’humour, un esprit vif… Bref, une femme ET pas seulement.

Le problème là-dedans, c’est que cette société – de consommation de la plainte ou du déni de la douleur- influence en mal notre jugement sur nous-mêmes. Car en effet, influencés par les comportements « à avoir » ou « à ne pas avoir », on nie parfois ce qui fait partie de nous. On nie ce dont notre corps nous parle depuis longtemps sans qu’on n’ait finalement jamais vraiment voulu l’entendre. Pire, on nous a tellement matraqué le crâne avec « les femmes c’est chiant » que l’on relègue une douleur à quelque chose de normal.

Alors on souffre, en silence, pendant des années. On mord tellement sur notre chique qu’on s’y casse des dents. Mais non, on exagère. Les années passent et la résistance à la douleur augmente. On ne sent presque plus rien. C’est dingue comme le cerveau peut être fort sur le corps…

Puis un jour, on fait un constat anodin: je paie ma mutuelle et je ne vais jamais chez le médecin. Pour d’autres ça sera un déménagement, d’autres encore un changement de médecin pour une raison quelconque. Alors on va chez le dit médecin qui pose juste quelques questions. Pour moi ça a été: « vous avez un moyen de contraception? » suivi de ma réponse: « j’ai tellement changé de pilule que maintenant je ne me prends plus la tête, je garde la même et j’ai compris que je devrai souffrir ma race tous les mois jusqu’à la délivrance de la ménopause ». Suivi d’une très courte conversation sur la raison du changement de pilule qui se résumait à: « j’ai mal, ça s’atténue quand je change pendant 2-3 mois puis je suppose que mon corps s’habitue au produit et ramène le petit diable rouge avec son couteau tous les mois dans le bas de mon ventre. » … Réponse du médecin: « M’enfin, vous ne DEVEZ pas avoir mal. »

Et là, le monde se retourne, je passe 2 secondes en Australie pour revenir aussi sec en Belgique… Donc quoi? Paraîtrait que la face du monde a changé là et j’étais pas au courant. Je suis toujours au courant de tout après tout le monde, pourquoi pas ça. Enfin, en même temps, même si cette vérité sort de la bouche d’un spécialiste, j’ai du mal à le croire. S’en suit un examen rapide mais efficace. Verdict: j’ai peut-être un nodule. Ha? On avale un médoc et c’est bon? *Tu rêves là miss poisse*. C’est pas cancérigène mais il va sans doute falloir faire une petite intervention au laser. Un laser, rien que ça… J’espère que son père était Maître Yoda sinon je convoque Dark Vador (récemment reconverti en chef des manieurs de laser au cas où vous ne seriez pas au courant, toujours utile à savoir…).

Alors le petit bonhomme rouge aux dents acérées qui s’acharne sur moi tous les mois avec un couteau bien aiguisé s’appelle endométriose. Ses potes sont aussi simples que douleurs horribles tous les mois, fatigue excessive et périodes de fortes dépressions. Quand je dis douleurs, je parle de douleurs qui m’ont déjà faite vomir. Quand je dis fatigue excessive ce sont des moments où la fatigue me prend tellement que je tombe presque endormie en cours dès que je ne dois plus parler *mais j’ai pris de la graine grâce à l’école, je sais faire ça avec discrétion et professionnalisme. Les profs ne m’ont jamais captée ho yeah*. Quand je dis période de fortes dépressions ce sont des moments où je m’enfonce dans mon divan en espérant qu’il me mange parce que c’est « la meilleure des choses qui puisse m’arriver ». Sans parler des douleurs dans le dos, du stress, de la sensation d’avoir un corps qui travaille à du 200% sans rien avoir fait d’exceptionnel. Toutes les trois semaines depuis des années. Et je vais encore faire l’andouille moi. Tout va bien, tout va bien, tout va bien.

NON tout ne va pas bien. Et il faut que vous le sachiez. Il faut que la bonne femme qui souffre comme moi depuis des années sache qu’elle devrait peut-être demander un examen plus approfondi. Il faut que le mari macho arrête de prendre sa femme pour une chieuse parce que tous les mois, elle encaisse plus de douleurs que celle que l’on se fait en ratant son clou avec son marteau. Il faut que celles qui ont un doute emmerdent leur gyné histoire d’avoir au moins une écho et peut-être même une RMN. Parce que ce n’est pas toujours dans la tête.

De plus, l’endométriose a d’autres potes très rigolos : stérilité ou encore rapports sexuels impossibles. Bon, là, je ne vous dirai rien pour moi. Rêvez pas, je veux bien informer mais pas étaler toute ma vie non plus. Tout ce que je sais c’est que beaucoup de femmes confrontées à ces deux conséquences de l’endométriose ont été dirigées vers des psychologues parce que l’on pensait que tout était « dans leur tête ». Allez savoir, au 21 ème siècle, il existe encore des médecins incapables de poser un diagnostic correct et qui préfèrent faire passer leurs patientes pour folles plutôt que de prendre sur soi et de demander l’avis d’un autre praticien (ou de se recycler bande de connards).

De par sa découverte relativement récente et sa presque « inexistante popularité », il reste encore beaucoup de femmes qui en souffrent et qui ne sont pas diagnostiquées. A l’heure actuelle, on compte 10 à 15% de femmes atteintes par une maladie qui, même si on peut en supprimer les nodules, ne seront jamais à l’abri d’un éventuel retour de ces petites saloperies. Certains spécialistes ne savent pas faire un examen ou poser un diagnostic correct et laissent de nombreuses femmes en souffrance.

Pour ma part, je vais devoir passer sur le billard après une série d’examens des plus « réjouissants ». Je ne sais pas pourquoi mais je pense que tout ira bien. D’autres sont diagnostiquées tard et doivent subir plusieurs interventions parce qu’elles n’ont pas un bonhomme rouge mais bien une armée entière. D’autres encore ont le retour des nodules sans jamais en venir à bout. Pour ma part je reste zen.

Il m’aura fallu beaucoup de temps avant de prendre la décision d’en parler ici. Notamment parce que cela me touche de manière très intime et que cela n’avait pas vraiment lieu d’être ici. Mes délires débiles dans ma tête c’est une chose, ma santé en est une autre. Cependant je me suis rappelée que le concept de cet espace était basé sur le partage. Et que vu le peu de connaissances que beaucoup ont de cette maladie, vu comme la société banalise des stéréotypes qui n’en sont pas toujours au point que certaines nient leur état de santé, il était clair que garder ça pour moi était un geste égoïste pour celles qui ne savent pas (ouais, genre moi il y a encore quelques mois). De plus, jusqu’à maintenant, je ne suis jamais tombée sur un article concernant cette maladie dans un magazine féminin. Ok, je ne les lis pas tous et ce n’est pas de la littérature médicale mais bon… C’est un moyen de communication qui a sans doute aidé beaucoup de femmes, je suis un peu déçue qu’il n’y ait pas eu plus là-dessus. Ca m’aurait sans doute épargné des années de souffrances.

Voyons le bon côté des choses… Je vais sans doute perdre quelques kg suite à l’opération gnark gnark gnark!

Puis je vous montrerai mon seul achat en soldes bientôt histoire de revenir à du plus frivole tout de même. On n’est pas là pour se stresser les gens. Je vais bien, tout va bien, la vie continue les ptits gars et je ne pleure pas tous les soirs sur mon nodule pour lequel je cherche désormais un prénom.

Alien? Baby Predator? Marsie? Cunégonde? Wilfried? De Wever? Sarkozy? Le Pen? Bush? Ben Laden? Satan? … Mmmmm… Satan… J’aime bien… Ou Lucifer? …

15 réponses sur « Femmes… et complications. »

  1. J’ai compris qu’il y a un problème (wouah quelle perspicacité !).
    Ce que j’ai moins bien capté, c’est le coup de la pilule. Avant d’arriver aux nodules, j’étais parti pour commenter ça : « mais pourquoi tu prends la pilule si ça te fais mal ? De deux choses l’une, si tu as bp de rapports (et donc au moins un mec à plein temps) fais-toi poser un stérilet, ceci d’autant plus que tu prévois pas de gosse ; si au contraire tu n’as jamais de rapport et tu prends la pilule dans l’espoir qu’un jour elle serve à qqchose, alors munis-toi plutôt de la « pilule du lendemain », ça sera sans doute plus rentable !^^ »
    Mais la suite m’a laissé entendre que le problème n’est pas tant au niveau de la pilule que de « l’endométriose ». Donc ça change mon commentaire, qui du coup se concentre sur ses possibles effets néfastes (car le laser en soi c’est pas la fin du monde, du moins à mon avis). Donc :
    – Stérilité. Sans prendre de pincettes, je te dirais : tu t’en moques, tu veux pas de gosse de toute façon. « Et si je change d’avis ? » me diras-tu. Eh bien ne change pas d’avis, parce que tu as fait le bon choix jusqu’ici !
    – Rapports sexuels impossibles. Là, je comprends pas trop : si tu étais concernée, tu le saurais déjà, non ? Et ce n’est pas une fois soignée que tu seras soudain touchée… ou si ?

    Conclusion : c’est la crainte de l’intervention qui te taraude plus que tout en ce moment, alors fais-le le plus vite possible ! Et dis-toi que ça te fera en plus un break au boulot qui, si j’ai bien suivi, n’a pas vraiment été cette année une source de félicité… Et pour ce qui est des désagréments passés endurés jusque-ici, rappelle-toi que « tout ce qui ne te tue pas te rend plus forte » (Nietsche).

    1. Je vais te répondre par point ça sera plus simple 🙂

      1) La pilule diminue les douleurs menstruelles… Quand ça n’est que des douleurs menstruelles et ce n’était pas mon cas mais je ne le savais pas. En fonction de ton organisme et des douleurs, il faut trouver la bonne pilule avec le bon dosage et ça peut marcher. Elle diminue aussi l’acné juvénile mais ça n’est pas le cas pour tout le monde. J’entends déjà Catherine venir crier sur la pilule. Soit. Prendre ou non la pilule n’est pas le sujet. Par contre, ça a aidé le médecin à me diagnostiquer l’endométriose en … 3 questions. Magique presque!

      2) Même si je n’en veux pas, c’est un peu changer ma nature de femme la plus primaire. Je t’avoue que ça m’a fait « ho » pendant 2 secondes mais en effet je m’en fous un peu. Non, une fois que t’as cette merde, il est PROBABLE que la stérilité soit déjà là. C’est un calvaire pour certaines qui en veulent, d’autres y arrivent naturellement et encore d’autres souvent par FIV. Pour la suite de l’argument voir point 4.

      3) Rapports sexuels douloureux voire impossibles: c’est le nodule, en fonction de sa taille et de sa situation, qui rend les rapports sexuâl difficiles. Le symptôme peut être présent ou non en fonction de ça. Donc si Yoda passe, il ne devrait plus y avoir de souci pour les concernées. Je n’ai rien précisé sur le fait que je faisais partie des concernées ou non PARCE QUE TU VEUX PAS QUE JE TE DONNE LA COULEUR DE MA PETITE CULOTTE NON PLUS?!! 🙂

      4) Je ne crains pas vraiment l’intervention même si j’ai des moments de stress de temps en temps (jamais rien eu à me faire opérer sauf les amygdales à 3 ans où j’ai vomi sur le brancard qui m’emmenait hahahaha). Il y a bien pire hein. Cet article n’est pas là pour que je puisse déblatérer mon stress ou mes inquiétudes, j’ai des amis à faire chier pour ça et ils sont très bons à l’usure^^. Je l’ai écrit pour informer (réponse aux points précédents aussi ça). C’était essentiel. Si j’avais été au courant de ça plus tôt, j’aurais été délivrée bien plus tôt. Je serais allée chez le médecin plus vite aussi. J’aurais emmerdé le gyné qui me suivait avant et qui n’a rien fait d’autre que de me balader de pilule en pilule. Une écho pour voir s’il n’y a rien d’autre? Ha non…
      Je voulais surtout que des femmes qui ne savent pas ce qu’elles peuvent avoir puissent trouver une réponse, que des hommes soient plus compréhensibles dans ces cas, que des femmes mal suivies pensent à demander un avis supplémentaire ou à exiger un examen correct (écho au moins). Bref, répandre la « mauvaise nouvelle »: si vous chiez chaque mois, ce n’est peut-être pas être douillette.

  2. Non, non, je ne crie pas, tracasse: chacun son choix (et ça, je l’ai déjà dit en long, en large et en travers)!
    Ce qui m’énerve dans cette histoire de contraception hormonale, c’est qu’on passe pour une extra-terrestre quand on décide de faire sans (« MAIS COMMENT TU FAIS??? »), mais j’y reviendrai très bientôt sur mon blog. Je ne suis pas là non plus pour pourrir ceux des autres, quoi qu’on en dise 😉

    Ce qui me choque beaucoup dans ton texte, c’est la réaction du médecin (un homme, sans aucun doute – j’ai d’ailleurs toujours eu beaucoup de mal à prendre au sérieux un homme qui choisi de devenir gynécologue, mais soit…): ce n’est pas à lui de décider si tu as mal ou pas, point barre! Et si tel est le cas, change de médecin.

    Et bonne merde pour l’intervention: je ferai brûler un cierge pour toi!

    P.S. Quant au nom pour la bête, je propose Rosemary’s Baby.

    1. Pour la réaction du médecin, je suppose que tu fais référence à celui qui me suivait avant l’actuel. Si c’est bien ça, il n’a pas décidé à ma place, il a juste tenté de trouver une solution mais en ne voyant pas plus loin que le bout de son nez (et donc de me balader de pilule en pilule). Si c’est de l’actuel que tu parles, il m’a dit que je ne devais pas avoir mal dans le sens que ça n’était pas normal, après avoir changé autant de fois de pilule et pris autant d’anti-douleurs différents, de continuer à souffrir ainsi. Que je devais arrêter de penser que c’était normal. De fait, l’examen (correct et complet avec lui aaaaaaaamen) a bien confirmé qu’il y avait une autre raison que la simple « elle a ses ragnagnas. »

      P.S.: Dans le sens où ils me font le même effet quand je les entends, j’avais pensé à Christophe Mae ou M. Pokora en fait. Au moins celui-là, je pourrai l’ERADIQUER (graaaaaaaaou!!!) 🙂

  3. une très chouette émission d’arte sur les règles à voir :
    http://www.arte.tv/fr/La-Lune-en-moi/2495626.html

    à mon sens aucune femme ne devrait avoir mal pendant ses règles.
    j’ai croisé pas mal de femmes qui ont fini par « trouver une solution »,
    émotionnel, physique, plantes, médicales, ou autres encore.
    chaque fois qu’un gynéco dit « c’est normal » : changeons.
    non ce n’est pas normal. c’est peut être courant, mais ça ne doit pas devenir normal.

    des bises, et merci de faire avancer le schmilblick féminin.

    1. Ha merci, je vais aller voir ça tiens!
      A ton sens et maintenant le mien… Oui… Sauf que je ne le savais pas avant. Tellement de monde dit tellement de fois que c’est normal… Enfin voilà, en espérant qu’une perdue par ici trouvera peut-être la lumière à ses problèmes ou se posera des questions quant à son médecin…
      A votw sewvissss 🙂

  4. Salut,
    Je te souhaite déjà beaucoup de courage pour l’intervention. La première chose à faire c’est de la subir disons et que tes douleurs disparaissent. Où je te rejoins tout à fait, c’est quand tu parles de « l’incapacité » de certains médecins hommes surtout (mais aussi de certaines femmes médecins car il y en a aussi) à t’écouter tout simplement. J’ai connu de graves problèmes au niveau du dos qu’une demi douzaine de médecins n’ont pas voulu entendre jusqu’à me dire que ça se passait dans ma tête. Tu parles ! J’ai fini par tomber sur le bon spécialiste humain qui m’a opéré dans le mois qui a suivi d’une fracture de vertèbre lombaire. Tous m’avaient fait faire des radios, des examens en tous genres et aucun de ces « imbéciles » n’avaient vu la fracture, tu imagines ! Y a de quoi se poser des questions.

    Pour le problème qui te concerne, j’espère que ça va rapidement s’arranger. Ne t’inquiète pas trop pour le laser. J’ai moi même été opérée pour un autre souci et subi une cautérisation (via laser) et je me suis rapidement rétablie. Quant à ton désir d’enfant ou non, tu pourras y penser plus tard, le tout étant de te soigner d’abord 😉

    Bon courage en tout cas.

    1. Merci beaucoup, ça me touche!
      Pour l’opération, quand tu réalises que t’as souffert depuis des années sans rien dire, tu relativises: bah, une op’ pour arrêter ça, c’est du gâteau 🙂
      Je crois en effet que beaucoup trop prennent l’option du « dans la tête » pour se « débarrasser » de patients « douillets ». Encore heureux, ça n’a pas été mon cas mais je n’ose pas imaginer ce qui doit se passer dans la tête de ces pauvres personnes mal redirigées. Sans parler du fait qu’en plus de tout les doutes que l’on peut avoir sur soi quant à la mesure de la résistance à la douleur ou d’une éventuelle paranoïa résultant de « problèmes personnels » sortis à la surface et sans aucun doute exagérément disséqués par un psy qui, finalement, ne sert à rien, la personne continue à réellement souffrir. ARF, les pauvres…
      Encore heureux que tu as été obstinée en tous cas!
      Encore un grand grand merci!

  5. La discussion d’hier soir avec notre ami « guérisseur » (je n’aime pas le mot, mais je n’ai pas d’autre idée pour le moment) confirme tout ça: certains médecins n’écoutent pas. Moi j’ai finalement réussi à faire écouter ma gynéco en pleurant chez elle, en lui disant qu’il fallait trouver une solution illico-presto pour ce syndrome prémenstruel qui me pourrissait la vie depuis 20 ans… Elle a trouvé. Et je me sens bien mieux !

    bon courage pour tout ! bisous ! et n’hésite pas à en parler au besoin.

  6. Tu ne sais pas le genre d’echos que ton post a réveillés hier quand je l’ai lu au petit dej. ( en me disant « ptain, encore un cycle ou tu vas dérouiller, ma fille »)

    Ce n’est pas le même problème que toi, et il est suivi, mais pfff, depuis un an et demi, j’ai l’impression de retrouver mes 16 ans !

  7. Merci d’avoir relayé cette semaine de sensibilisation (sans quoi je serai peut-être complètement passée à côté de l’info) et d’avoir raconté ton expérience… ça résonne d’une manière particulière pour moi (doux euphémisme. c’est plutôt de l’ordre du tsunami et des grandes eaux), vu l’expérience que je vis pour le moment, que je ne développerai pas ici. Mais autant savoir.
    Je pense bien à toi pour l’intervention à venir!

  8. (par ailleurs, je ne suis pas étonnée de la négation de la douleur par les médecins et de l’envoi chez le psy. j’ai travaillé sur ces mêmes questions dans les années 1970 (si ça t’intéresse…). Et malheureusement, sans être totalement pessimiste, j’apprends à concevoir que ce qui était vrai il y 45 ans peut l’être encore aujourd’hui…)

  9. ah, mille excuses pour mon inattention et ma maladresse, je n’avais pas fait attention à la date de l’article. Je suis ravie d’apprendre que tout va bien. Et, quoiqu’il en soit, cet article ré-émerge pour moi au bon moment…

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