Moi, fille, j’aime la musique alternative! Pouet pouet!

Grrrrrr… Il est 3h30 et l’insomnie me guette… Malin, pour une fois que j’avais décidé de me faire un vendredi soir CHEZ MOI tranquille et nein dans l’antre à laquelle je me rends habituellement pour danser sur des rythmes endiablés jusqu’à l’aube… Bien ma veine ça! Alors j’en profite pour venir râler ici, comme une fille se doit de le faire sinon que c’est même pas une vraie fille si ça râle pas d’abord. Et je vais râler sur les mecs… Normal… Une fille ça râle sur sa mère et les mecs (ou y a vraiment que moi qui fait ça peut-être mmmmm…).

Je l’avais déjà dit avant: j’adore la musique. Mais attention, pas n’importe laquelle. J’aime la musique alternative (ou indépendante, ou indie, ou ce que vous voulez mais en tous cas, tout ce qui est rock ou folk mais pas pop, tout ce qui ne fait pas les tops 50 des ventes/ Z’avez compris quelque chose?). Dans la musique alternative, on trouve plein de genres très différents: du gros rock bien gras au folk gentil ou électro-rock et j’en passe (ouais, sinon je m’y perds!). Quand on commence à sérieusement s’intéresser à tout ça, la quantité de groupes est énorme et le milieu… très fermé. Haaaa! Mesdames, Messieurs, pour pouvoir entamer une conversation avec quelqu’un qui s’y connaît un minimum dans ce circuit fermé, faut avoir bossé son Rif Raf ou ses Inrockuptibles, avoir écouté presque tout le rayon « indie » de la médiathèque de la région, être allé voir quelques concerts et savoir aussi causer un peu technique (un mec: « ouaaaais, la ligne de basse dans cette chanson, elle tue trop tout, c’est vraiment elle qui guide tout le reste! » moi: »ha? j’avais pas vu ça sous cette angle * sur un ton de voix descendant*). Le summum: connaître tous les noms d’albums ET les titres des chansons de chaque artiste apprécié ou considéré comme faisant partie de la postérité. Rien que ça, pour un être humain fraîchement débarqué, c’est vraiment pas encourageant…

Enfin soit… Tout se corse doublement quand on a l’ambition d’y creuser son trou et… qu’on est une fiiiiiille. Déjà moi, retenir tous les noms qui fusaient dans les conversations, c’était aussi facile que de retenir le nom de chaque os de notre anatomie. Faut surtout pas leurs demander gentiment de répéter hein. Ha oui parce que sinon: « toi t’es une fille, ça t’intéresse pas! hohohoho! ». Ouais crétin… ça rigole comme si ça faisait une blague sauf que ça n’en est pas une et que ça me répète pas le nom… Et pis t’es qui toi pour décider de ce qui m’intéresse ou pas? Va te gratter les coucougnettes ailleurs non mais!

Les petits mecs, ils sont tout de même toujours très galants, faut pas croire! Ils offrent des verres, nous font passer en premières devant eux, nous disent qu’aujourd’hui on est bien jolies, s’offusquent quand il y a un viol de plus dans les faits divers, vont même prendre la défense de la femme dans grand nombre de situations. Ce sont des ptits gars très bien! MAIS LA MUSIQUE ON TOUCHE PAS! C’EST A EUX! C’est leur joujou, leur ballon de foot, leur voiture ou leur maquette d’avion. Et d’abord, je les emmarde! Mes oreilles, si elles ont décidé d’aimer, c’est pas la faute à mes nénés!

Enfin bref, leurs demander de graver un CD de tel ou tel nouveau groupe, ça ne coûte rien de tenter mais je suis souvent tombée sur des orgueilleux âmes généreuses qui avaient la fâcheuse manie d’ « oublier » de le faire…. Alors je persiste, parce que moi, je suis têtue quand j’aime bien, j’ouvre grand mes oreilles, j’essaie de retenir un ou 2 noms, les autres on verra plus tard… Et j’y suis arrivée tout doucement! Bien moins rapidement que si j’avais été un homme aussi.

En tant que fille dans ce milieu, il existe néanmoins un raccourci (oui oui! nous, les filles, on aime les raccourcis) qui consiste à sortir avec un ptit mec rock n’ roll. La fille apprentie aura alors accès à une multitude d’informations et de CD en échange d’un joli sourire de pétasse. La copine rock n’ roll s’habillera rock n’ roll, connaîtra déjà pas mal de noms et saura commencer à manipuler un langage aussi technique que son mâle. Moi je dis: tricheuuuuuuseeeeeee! Enfin, non, chacun fait ce qu’il veut mais moi, je ne suis finalement pas du tout mécontente d’avoir fait ma place sans ça. Moi j’ai fait ça toute seule comme une grande! Et pan!

Bien que j’ai dû faire la triste constatation que le monde de la musique était un monde extrêmement machiste, je dois bien avouer que j’ai aussi rencontré un nombre restreint de spécimens dit « normaux ». Des ptits mecs (un ou deux… Pas plus) qui, quand ils aiment quelque chose, ne friment pas en étalant leurs connaissances musicales mais me poussent presque pour les partager. Enfin, surtout un en particulier (pourquoi les gens bien sont toujours plus rares que les blaireaux?). Un petit ange tombé du ciel qui m’a fait reprendre espoir en la valeur future du mâââââle rock n’ roll. Il me file une flopée d’albums en plus de ceux que j’ai déjà. A chaque fois, je suis surprise… Mais ça devrait être normal et ne pas me surprendre d’abord non? Et celui-là (c’est même pô mon copain, je vous vois venir hein!), c’est un ptit mec en or, que je suis fière de connaître.

Maintenant, je connais beaucoup mais jamais assez. Je vais voir des concerts que je décide de choisir parce que j’ai découvert les groupes sans autant d’efforts qu’avant, mon oreille s’est aiguisée toute seule et sait faire une sélection dont je suis fière (bein oui, quand on voit comment ça a démarré, c’était pas gagné d’avance!). Je peux même parler un peu « technique »… Mais je trouve ça vraiment trop frimeur, en général, j’évite. Et je mets TOUJOURS un point d’honneur à faire partager ce que je connais. Tralalèèèèreeee!

Moleskine…

Elle pète la culture jet-set cette table hein? Un agenda Moleskine à côté d’un Bret Easton Ellis (Moins que zéro). Et pourtant, ce n’est pas le but du tout, cependant, je tiens tout de même à faire un post sur les Moleskines. Pour faire bref, les Moleskines, selon ce que la légende commerciale dit, sont des cahiers qui ont été utilisés avec fidélité par beaucoup d’artistes tels que Picasso, B. Chatwin et Hemingway. Après avoir disparu un temps, la fabrication (à la base française) de ces carnets plus qu’anodins a été reprise par une firme italienne et depuis, ils ont un succès de fou. Vu que je suis une grande fifille qui ne se laisse pas trop manipuler par les tortillements des publicitaires qui s’évertuent à nous faire avaler tout et n’importe quoi, l’aspect « je suis un carnet qui a été utilisé par des écrivains, si tu m’achètes, tu pondras un roman ou des articles qui tuent » ne m’a pas influencée. Ce qui a plutôt attisé ma curiosité a été le nombre de forums ou de communautés (Flickr entre autres) entièrement dédiés à ces machins tout noir où on y trouvait l’éloge de la qualité du papier, de l’ergonomie du carnet et une réelle passion d’addict aux Moleskines. En grande fan de St Thomas ( moi si ai pas vu ni touché, moi ne pas y croire!), je me suis donc acheté un Moleskine noir tout simple… Et puis j’avais besoin d’un carnet de notes pour la rédac’ de mon mémoire (beuk beuk beuuuuk, plus jamais ça!). Au départ, je ne l’ai pas trouvé plus exceptionnel qu’un autre… Puis, le temps passant, j’ai commencé à ne plus savoir m’en séparer, m’en suis acheté un autre rien que pour moi et mes prises de tête pensées… Suis devenue droguée. Cette petite chose me suit partout! J’y écris autant des bouts de journées que mes sensations du moment, des numéros de téléphone, des idées pour mon blog ou des adresses mail. Maintenant, j’y colle mes tickets de concert, quelques photos et autres qui pourraient illustrer mieux ce que j’écris. Il est tout léger, discret, solide, se glisse dans n’importe quoi et oui, c’est vrai, le papier est vraiment agréable, pour ça, chapeau! Ca m’a changé ma vie, réconciliée avec l’écriture instinctive et me permet d’avoir des souvenirs plus concrets que des images toutes floues. Néanmoins, cette petite chose coûte un minimum de 10EUR. L’agenda – le plus pratique de tous les agendas que j’ai jamais eu – m’a été offert à Noël mais vaut aussi vraiment le coût (15EUR je pense). Un investissement certes, mais quand on aime, on ne compte pas!

PS: Nan c’est pas de la frime le Bret Easton Ellis, je l’ai découvert en janvier avec Les Lois de l’Attraction que j’ai adoré et ai voulu en lire plus. Tiens! Dès qu’il est fini, j’en parlerai peut-être ici non?

PPS: Et non, on n’écrit pas mieux avec un Moleskine mais il est vrai que… Quelques fois… Ca donne une sensation d’intello qui, à mon goût, est loin d’être désagréable. Hum hum hum! lol

Les Groseilles…

Haaaa, les Groseilles… Ces gens plein de poésie et qui ne ressemblent à rien en même temps. Personnellement, autant ils peuvent avoir un effet repoussant pour pas mal de gens, moi je ne peux pas m’empêcher de leurs porter une affection particulière… A petites doses hein, n’est pas mère Théresa qui veut… Depuis mon retour de Madrid, j’ai malheureusement dû constater que Liège était une ville qui concentrait pas mal de Groseilles répartis dans beaucoup de petits quartiers différents.

Le Groseille liégeois se distingue des autres de par son accent à couper au couteau et le ton de sa voix qu’un malentendant pourrait aisément percevoir mélodieuse. L’utilisation d’exclamations des plus variées et souvent tirées du notre dialecte régional, soit le wallon, est une pratique intégrée à leurs habitudes ( » Ouafti dis! Ya le ptit qu’a encore salopé son Teeeeee-shirt! Ho! Si tu recommences, je vais te filer un torgnolle que tes fesses s’en souviendront dans 20 ans, c’est moi qui te le dis! » généralement accompagné d’un geste qui feint la gifle imminente au pauvre chou de 4ans qui n’a rien compris de ce que sa mère lui reprochait).

Comme nous tous, les Groseilles sont aussi soumis à l’influence de la mode des prénoms. Mais par on ne sait quel étrange phénomène, ils sont restés coincés à la fin des années 80-début 90’s. Ce qui fait que la jeune génération Groseille actuelle a l’immense poids honneur de porter comme prénoms: Kevin (trèèèèès populaire), Brian, John, Brenda, Kelly… Et j’en passe…

Le Groseille aime bien s’habiller. Cependant, il déteste suivre les tendances. Je soupçonne même un mouvement alternatif Groseille ou une organisation de type « allons à l’envers de la mode, reprenons tout ce qui est horrible ». Le Groseille adore donc les mini jupe en jeans (le top du top, c’est de voir la grosse culotte en coton quand la jeune adolescente souvent un peu ronde, s’assied dans le bus), les pantalons en toile barriolés, les singlets tachés de mayonnaise et les chouchous dans les cheveux. Les femmes, tout particulièrement, ont une affection certaine pour les débardeurs moulants clairs qui laissent resortir les généreuses bouées formes dont elles sont pourvues.

Toujours dans la thématique de l’apparence, Madame et surtout Mademoiselle Groseille adoooooooorent se peinturlurer maquiller. Le maquillage, chez les femmes Groseilles, c’est quelque chose d’inné. Après moult échanges de conseils entre elles, le résultat est finalement souvent le même: du plaquage de bleu foncé et d’orange, du ricil vert et un gros coup de crayon dégoulinant, un fond de teint mal appliqué, du vernis vif écaillé depuis plus d’un mois et du rouge à lèvres flashy, le mieux étant de laisser une trace de rouge sur les dents.

L’homme Groseille, quant à lui, préfère entretenir une bonne panse à bières à coups de Carapills devant celle qui restera l’amour de sa vie à tout jamais: la TV. Dans ce but, il aime aussi aller au café du coin passer des heures entières à dépenser sa maigre paie avec les autres hommes Groseilles.

Pour ce qui est de la gastronomie, le Groseille a un penchant bien assumé pour les frites du pays. Généralement accompagnées d’une sauce, il ne les consomme JAMAIS sans une bonne grosse fricadelle. Les plateaux télé sont la base de ses repas au foyer….

Le Groseille, malgré tout ce que je viens de citer, malgré le peu d’accès qu’il a à la culture, malgré le milieu généralement défavorisé dans lequel il vit, est un être humain. Bien qu’en général, la majorité soit égoïste ( quoique dans leur cas, ils le sont bien moins sournoisement que « les autres »… En effet, le Groseille dit toujours tout haut ce qu’il pense) et ait des comportements souvent dépourvus de beaucoup de principes moraux, j’ai vu beaucoup d’attitudes bien plus honorables chez mes Groseilles que chez les gens « normaux ».

Alors oui, je méprise leur manière de parler, d’agir, de manger et de s’habiller… Mais bien que je ne le montre pas toujours, des Groseilles inconnus ont souvent été bien plus généreux de l’âme que bien d’autres personnes ayant eu l’opportunité de grandir et d’évoluer dans un environnement favorable à une bonne éducation. Même s’ils « polluent » le paysage des rues à coups de chouchous fuschias et de singlets déteints, bien que je trouve qu’il y en a de plus en plus et que c’est désolant, une Liège sans Groseille pour moi, ne sera jamais vraiment Liège 🙂

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Modepass

Bonjour les gens! Un post très court juste pour y introduire le récent site de modepass qui regroupe des gens intéressés modérément ou plus par la mode et ses tendances. Modepass ressemble un peu à un Facebook ou un Myspace entièrement dédié au thème de la mode. Il rassemble donc des utilisateurs de tous pays qui ont chacun droit à créer un profil. Les utilisateurs peuvent faire partie de groupes tels que  » Donne-moi ton look », ils peuvent poster des articles, se faire des contacts à travers le monde, communiquer, etc. Moi il m’a donné une réelle impulsion pour commencer ce blog. J’y ai rencontré la Sale Gamine et d’autres bloggeuses. Un joli monde des plus conviviaux, plus interactif, tu meuuuurs! J’y ai déjà publié 2 articles (3 en vrai mais le premier ressemble plus à une présentation digne des AA). Si une visite tente quelqu’un, un lien sera disponible dès que la nouille que je suis aura compris comment le faire lol!

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List of the moment!

Hé bein me vlà en train d’étrenner ce nouvel espace… Bein c’est jamais facile de commencer à remplir un bout d’espace virtuel tout blanc! Après avoir changé d’avis 5 fois sur le thème du premier article, je me suis décidée à laisser parler mes oreilles (c’est possible ça???). J’adooooore la musique, j’adore l’écouter, la partager, la découvrir, la laisser s’introduire en moi tantôt volontairement, tantôt à mon insu. Elle me procure énormément d’émotions, me rappelle des bons et mauvais moments, me fait danser, rire, pleurer, penser. Enfin bref, elle me fait pas mal d’effets souvent difficiles à décrire avec des mots. Alors zou! Une petite liste de ce que j’écoute pour le moment, en vrac, comme ça vous serez fixés! Ne me demandez pas quel genre me plaît plus qu’un autre… Ca va dans tous les sens… Et je n’ai jamais réussi à comprendre comment catégoriser tel ou tel groupe, les courants changent tellement que j’ai abandonné l’idée de paraître « IN » de ce côté là (de la paresse? Moi? Noooooooon…).

  • The Do.
  • Fuck Buttons.
  • Tunng.
  • Why.
  • Gravenhurst.
  • Band of Horses.
  • The Kills.
  • The Last Shadow Puppets.
  • Tindersticks.
  • The Raveonnettes.

Et pour les curieux: Is There a Ghost by Band of Horses