Une fée dans les étoiles!

De jolies choses pour ton visage d'ange, des bons plans lifestyle. Beaucoup d'amour pour Liège, un peu de vagabondage, énormément d'humour.


Poster un commentaire

Mya Bay : YOU SUCK!

// This article is summed-up in English below/ Este artículo está en resumén abajo de la versión francesa. //

Il y a des marques qu’on a vraiment envie d’aimer. Mais vraiment. Je pense avoir été dans les premières à avoir repéré Mya Bay quand elle traînait encore pour présenter ses bracelets sans être représentée par une agence de presse. Sans doute aussi une des premières blogueuses à avoir posté une photo de ses bracelets (avant même qu’elle n’ait une page Facebook…). Je trouvais les modèles sympas et ludiques et puis ça avait l’air de bonne qualité.

Quelques années plus tard, ma maman m’offre, il y un peu plus d’un an, un bracelet qu’elle fait graver au nom du blog. C’est un de ces cadeaux personnalisés qu’on veut garder longtemps, qu’on chérit et qu’on apprécie. Pour le faire graver, elle se rend chez un bijoutier à Liège, expérimenté, implanté depuis un bon moment et de très bonne réputation qui lui assure que c’est totalement possible sans fragiliser le bracelet.

MYA BAY vs Zag/ Pic by 1FDLE.

MYA BAY vs Zag/ Pic by 1FDLE.

Après seulement 7-8 mois, le bracelet se fissure à l’endroit où se trouve la breloque (aucunement où la gravure se trouve). Alors que j’ai particulièrement fait attention à le porter en étant très attentive, sans le malmener, ce bracelet se fissure (au trou où se trouve la breloque) après même pas un an, sans aucun coup, rien. Vous imaginez bien ma première déception… Ce n’est que le début…

Lire la suite


22 Commentaires

Liège Focus: Outremeuse.

On fait un peu dans le différent aujourd’hui. Pas de make-up, pas d’article sur un commerce en particulier mais bien sur tout un quartier. Le mien depuis des années: Outremeuse. Parce que j’ai d’abord créé ce blog pour partager des endroits que les gens n’ont pas le temps de remarquer ou oublient alors qu’il y a de véritables pépites. Et Outremeuse, c’est une mine de trésors cachés.

Roture/ Pic by 1FDLE.

Roture/ Pic by 1FDLE.

Il me tenait fort à coeur de faire cette vidéo mais elle m’a demandé pas mal de boulot. Filmée en été sur plusieurs jours (dont un caniculaire), j’ai eu du mal à me mettre à l’éditer tout simplement parce qu’il y avait bien plus de matière que ce que j’avais prévu. Le travail allait être assez imposant et je ne suis certainement pas une pro de l’édition de vidéo. Cela dit, je voulais faire ça bien donc… J’ai pris le temps.

Lire la suite


7 Commentaires

Sois belle et tais-toi.

C’est un peu la conclusion que je retire de ma dernière visite chez Ici Paris XL.

/ Parenthèse ici aussi où je fais un beau clin d’oeil aux vendeuses de chez Irina Kha à qui j’ai fait la même demande que celle que je vous conte ci-dessous mais qui elles, au moins, ont eu la décence de me faire des yeux grands comme des soucoupes volantes. Car comme le dit si bien Aristote: « L’ignorant affirme, le savant doute et le sage réfléchit. » On était au moins dans l’étape du savant. Elles n’ont pas fait les malines et sont restées modestes… C’est déjà ça de pris à défaut des renseignements que je recherchais…/

Alors… Avant de déverser ma haine et mon venin ici, je tiens à préciser que toutes les vendeuses de l’enseigne ne sont pas comme celle que je vais décrire. L’équipe de l’ICI Paris XL implanté à l’Ilot St Michel est d’ailleurs géniale. Je tiens aussi à dire qu’on peut aussi parfaitement trouver tout autant de conneries sur le net, j’en ai totalement conscience. D’où le but de cet article. Finalement, je précise aussi que je ne me considère pas du tout comme étant une professionnelle dans le domaine de la beauté. Alors si je le veux, je me permettrai quelques remarques pipi-caca parce que je suis comme ça. Je laisse le ton soutenu et imbu aux journalistes et autres pseudo-professionnels du milieu (ouais, ça commence déjà maintenant!)…

De bon matin, le magasin n’étant pas encore bondé, je décide donc de m’aventurer dans un Ici Paris XL de Liège (pour plus de facilité, je continuerai en mentionnant IPXL). Mon but: trouver un petit peeling chimique avec quelques AHA pour me faire un teint éclatant, mon Pixi Glow Tonic tirant sur la fin. Ma demande fut simple: « je cherche un soin aux AHA ». Je suis tombée sur une vendeuse qu’on va nommer Triple Cruche. Triple Cruche me dit donc qu’une crème aux AHA, ça n’existe plus ou presque plus et puis que c’est dangereux… Que j’ai intérêt à faire attention et qu’elle a essayé, qu’elle a eu plein de problèmes, qu’elle a encore des taches et qu’elle sait de quoi elle parle parce qu’elle a été traitée par un dermatologue du CHU… Vu sa peau toute flasque, je dirais surtout qu’elle a abusé des bancs solaires dans sa jeunesse mais soit, je ne suis pas dermatologue au CHU alors je l’ai fermée!

Source: Pinterest (found on Bloglovin’)

Lire la suite


2 Commentaires

United Kingdom: Le royaume du démaquillant.

Pendant mon voyage à Londres, j’en ai profité pour écumer les Boots, Superdrug, Liberty, Selfdrige, John Lewis et Space NK. Ce sont les enseignes où il faut aller si vous vous intéressez un tant soit peu aux cosmétiques. J’avais évidemment en tête plusieurs choses tant niveau make-up que soins mais c’est sans compter l’immense variété à laquelle j’ai dû faire face.

Le premier choc s’est passé chez John Lewis puis ensuite chez Selfridge: j’avais envie de m’enlever les yeux de la tête, pour pouvoir les faire rouler dans les rayons et pouvoir ainsi voir plus et plus vite tellement il y avait de choses. Jurlique, Illamasqua, Environ, Nude Skincare, Antipodes, Charlotte Tilbury, Origins, … J’avais l’impression d’être à Eurodisney. Boots et Superdrug m’ont un peu moins transcendée parce qu’un shampooing à côté d’une prise universelle ou d’un sandwich, ça le fait tout de suite moins vous voyez…

Cela dit, toutes ces enseignes ont une chose en commun: elles offrent une diversité. Et c’est là que j’ai commencé à avoir le blues de rentrer alors que j’avais encore facile 7 jours sur place.

Constater qu’on est TRES pauvres en choix, ça fait mal. Surtout lorsque certains choix portent sur des soins de base. Ici, je vais m’attarder sur le démaquillage parce que c’est quelque chose auquel je tiens depuis un moment.

Du temps où je m’en foutais de ce qui passait sur ma face de jeune fille  à la peau parfaite malgré les excès de boissons, cigarette et manque d’heures de sommeil, je me démaquillais au plus simple et moins cher: lingettes démaquillantes ou lait démaquillant et pouet. Fallait pas m’emmerder, autant dans le processus que dans la manière de pouvoir trouver le plus facilement mes produits. Puis un jour, un lait démaquillant Diadermine m’a littéralement donné des sensations de brûlures sur le visage. J’ai eu envie de m’arracher la peau tellement ça piquait et j’ai pris conscience de l’importance de la douceur de ce moment.

Non, ne me parlez pas de Bioderma et d’eau micellaire, en ce temps-là (début du 21ème siècle hein!), ça n’était vraiment pas populaire et j’ai même des doutes que ces eaux étaient déjà accessibles à l’époque. Puis Youtube est arrivé et j’ai découvert l’existence de l’huile démaquillante. Alors à défaut d’avoir celle de Shu Uemura qui faisait un carton, j’ai essayé celle de chez Sephora et là, ce fut la révolution: plus jamais un lait démaquillant ne toucherait ma peau. Elle n’était pas cher et durait bien plus longtemps qu’un lait tout en étant bien plus douce. Mes réticences de peau mixte face à du gras se sont envolées en un rien de temps. Cerise sur le gâteau: ça enlevait encore mieux le mascara waterproof sans m’arracher les cils. J’avais un Sephora à Maastricht… Le Sephora a fermé… Je suis donc revenue en temps de disette… Jusqu’à ce que The Body Shop sorte une huile démaquillante que je me suis empressée d’aller acheter en double exemplaire. Je l’ai adorée au départ. Normal, je n’avais PLUS RIEN DE VALABLE! Puis, petit à petit, elle a commencé à m’agacer. Bien trop liquide, pas assez efficace sur le mascara waterproof et l’odeur m’incommodait de plus en plus. Maintenant je finis ma deuxième bouteille péniblement et crève d’envie de l’éclater sur un mur à chaque utilisation.

Huiles démaquillantes Sephora et The Body Shop/ Pic by kiwikoo

Huiles démaquillantes Sephora et The Body Shop/ Pic by kiwikoo

Finalement, j’ai fait la connaissance des baumes démaquillants et là, ça a été la révélation. Tellement efficaces et plus agréables qu’une huile que je veux bien faire l’impasse sur le fait que la plupart ne démaquillent pas le mascara waterproof. Mon choix est fait: à moins qu’une nouveauté ne sorte, je ne jurerai plus que par les baumes. Sauf que…

Sauf qu’en Belgique, en grande distribution, hormis celui de The Body Shop, on n’a pas grand chose à portée de main (ni en huiles d’ailleurs). Le Cosmetics 27 est disponible chez Kroonen & Brown à Bruxelles ou à la pharmacie Dartois à Liège et puis… C’est tout. Aucune autre marque ne propose quoi que ce soit en magasin physique pour le moment, ou si peu.

A Londres, d’un autre côté, c’était la fête! Emma Hardie, Liz Earle, Radical, Cosmetics 27, Clinique (oui parce qu’ils ont un baume mais pas en vente en Belgique…), Eve Lom, Boots, … Il y en avait pour toutes les bourses et d’un point de vue texture, c’était aussi la grosse teuf: crémeux, plus ou moins exfoliants, gras, qui restent gras, gras qui s’émulsionne, etc. Mais fête du slip quoi!!  De même, d’un point de vue compo, là aussi, on a le choix! Du plus chimique au plus naturel! Ici qu’est-ce qu’on a en grande distribution? La crasse de baume démaquillant de chez The Body Shop avec une compo digne d’une enseigne de greenwashing (comprends: compo de merde mais t’as de jolis dessins de fleurs dessus alors tu crois que c’est super nature). Alors, je ne suis pas une tarée de la composition parfaite mais par contre, je n’aime pas que le marché me restreigne. Ca, je DETESTE!

Ma collection de démaquillants gras tout partout!/ Pic by kiwikoo

Ma collection de démaquillants gras tout partout!/ Pic by kiwikoo

 

Mes mains ont donc pu tester pas mal de textures et pour couronner le tout, Lisa Eldridge venait de mettre en ligne sa vidéo sur les baumes démaquillants. Du coup, j’avais une liste encore plus longue et des produits encore plus cher à tester (je jubilais hein, qu’est-ce que tu crois?).

Mon point de départ en baume démaquillant était donc le Cosmetics 27. Le seul que j’aie jamais testé et dont je suis tombée amoureuse du premier coup. Sur les bons conseils de Mona d’Amour et ceux de mon portefeuille, j’avais en tête d’essayer celui de Liz Earle qui était très bien d’un point de vue qualité-prix. J’en suis restée à mon idée et j’en suis très contente mais j’en ai essayé d’autres.

Le Radical (Space NK): vraiment agréable, texture crémeuse légère et efficace sur du maquillage (je m’étais amusée avec des crayons Kevin Aucouin avant) longue tenue. Prix: 30£ pour 120ml.

Le Eve Lom (Space NK): Selon la vidéo, c’était le préféré de Lisa Eldridge mais aussi un des plus cher. « Légèrement exfoliant » m’a dit la vendeuse… Ha ça oui! Il contient des petites granules qui selon moi, sont un peu trop grosses pour une utilisation régulière si vous avez la peau sensible. Comparé au Cosmetics 27, le plus « légèrement exfoliant » est clairement le Cosmetics 27. Des granules à côté de la poudre de bambou, il y a un canyon entre les deux.

J’ai aussi acheté le Boots. Le moins cher dans la vidéo (9£ pour 70ml). Par après, j’ai regardé la contenance et me suis rendue compte qu’au final, il revenait au même prix que le Liz Earle (24,75£ pour 200ml)… Du coup, je me suis décidée pour le Liz Earle.

Cleansing Balms from London/ Pic by kiwikoo

Cleansing Balms from London/ Pic by kiwikoo

Je ferai une revue bien plus complète du Boots et du Liz Earle, soyez-en sûrs. Ils sont tous les deux très différents (Liz Earle a une texture crème tandis que le Boots est clairement un vrai cleansing balm bien gras) et ont chacun leurs avantages.

En conclusion, tout ce que je voulais dire avec cette longue tartine c’est que nous sommes pauvres mes enfants, très pauvres. Et même si on peut en commander pas mal via le net, les frais de port restent cher et rendent des prix au départ démocratiques presque « cher ». Même si il est certain que le Cosmetics 27 n’a en aucun cas été détrôné suite à mes essais (je sais qu’il est cher mais c’est un graal comparé aux 85EUR du Eve Lom par exemple), j’ai envie de pouvoir avoir des alternatives moins cher afin de pouvoir l’utiliser en alternance avec le Cosmetics 27. Gardez aussi en tête que cela ne concerne que les baumes démaquillants… Prenez ce point de départ et élargissez-le aux autres soins… Et il y a de quoi pleurer de honte.

Petite note: Je sais qu’on peut commander le Clinique et l’huile démaquillante Sephora via leur site mais ayant eu droit à un magasin à portée de main, je dois vous dire que leurs prix volontairement plus cher en ligne ajoutés aux frais de port me fait légèrement mal au pet… Et puis je trouve que chaque personne devrait avoir droit à un choix minimum en magasin physique, ce qui est loin d’être le cas en Belgique…


1 commentaire

La fille qui minaude… alias Karen dans Californication.

Je ne sais pas vous mais moi, les filles qui minaudent… Elles me sortent littéralement de par tous les trous. Si je m’insurge maintenant, c’est parce que j’ai récemment découvert Californication. Si tu ne connais pas (d’abord, va voir, cette série est vraiment bien foutue), sache qu’en gros, c’est l’histoire des déboires d’un écrivain talentueux mais qu’il ne faut pas trop brusquer… Dans le sens où bon, ce mec, récemment débarqué de la grosse pomme à Los Angeles, voit sa vie partir en fumée. Sa compagne dont il est toujours amoureux le quitte pour un autre et s’en va avec sa fille qu’il adore aussi. Suite à ça, le Hank qui était bien sous tout rapport hormis le fait qu’il ne sait pas cacher ce qu’il pense, se vautre dans l’alcool, les drogues et le sexe tout en tentant désespérément de récupérer sa dulcinée: Karen.

 

Et c’est sur Karen que je vais m’attarder donc, en faisant un parrallélisme avec toutes ces filles qui battent des cils pour obtenir ce qu’elles veulent (demander, ça, elles ne connaissent pas non).

Donc Karen est à première vue une fille bien sous tout rapport. Architecte sensible à la cause écolo, c’est finalement elle qui trouve plus d’avantages à la cité des Anges que Hank. Elle est belle, propre sur elle, bourrée de bons principes et il est vrai qu’au début, elle contraste énormément avec le personnage de Hank Moody qui « pue le sexe et la drogue ». On se demande d’ailleurs comment ces deux-là ont bien pu se mettre en couple. C’est au fur et à mesure de la série que l’on comprend mieux que le contraste qu’amène Hank sur Karen est en fait présent uniquement depuis leur déménagement à Los Angeles. Oui, car avant que Karen ne se barre, le beau Hank a en effet eu plusieurs opportunités d’aller voir ailleurs mais n’y a jamais cédé et tout ça, parce que ce mec est bleu de sa bonne femme. NAN MAIS VOUS EN CONNAISSEZ BEAUCOUP VOUS DES MECS QUI DISENT MERDE A UNE PAIRE DE SEINS SPLENDIDE ET UN CUL BIEN FERME?? Parce que plus les années passent, plus je vois que l’Homme reste rarement fidèle aussi longtemps qu’un Hank à sa Karen.

Soit, passons… Karen donc! Karen se barre et au fil des saisons, s’amuse à remballer le pauvre Hank qui accumule les défauts et les couacs de timing. Sauf que Madame est un peu exigeante… Elle se barre, se joue de lui, bat des cils quand Hank lui fait du rentre-dedans et ne sait jamais réellement dire non dès le début. Cette femme aime être séduite et tant pis si ça fait mal, tant pis si un homme se détruit pour elle car elle laisse toujours une petite porte ouverte. Bah, il est tellement con qu’on arrivera même à lui faire des reproches: ça marchera.

Bref, pour moi, ce genre de bonnes femmes représente très clairement ce que l’on pourrait qualifier de castratrice passive (aka la Minaudeuse). Et franchement, à côté d’une autre plus franche mais qui ne fera tourner personne en bourrique, ce phénomène fait beaucoup plus de dégâts sur le long terme…

Source: Pinterest.

Source: Pinterest.

Tout d’abord, la Minaudeuse a tout ce qu’elle veut. Comment? Bah, elle sait qu’elle est belle (ou elle y croit très fort et ça mes enfants, je vous assure que ça joue beaucoup), elle joue de ses charmes à outrance et bon, vous savez… Hormis certains spécimens, la chair est faible, surtout celle avec une Zwan et deux tomates cerises à l’entre-jambes… Zwan qui se met automatiquement au garde à vous lorsque la Minaudeuse ne remarque pas (ahem) qu’elle se penche et que son décolleté est en train de doucement mais sûrement se répandre sur la table… Suivi d’un « oooops » innocent répété maintes et maintes fois en se diffusant des gifs de Marylin Monroe (connasse intemporelle celle-là quand même…) et qui fait toujours son effet persuasif . Vous aurez beau dire à Monsieur qu’elle l’a fait exprès, le « ooops » l’aura convaincu qu’elle est un ange descendu du ciel. Non, même pas Eve la tentatrice… Un ange, avec des seins, un cul et… Nous n’irons pas jusque là ici.

La Minaudeuse rit à gorge déployée ou alors, prend l’extrême inverse: fait un petit sourire timide et discrètement, lance un regard qui veut tout dire pour l’Homme (je suis timide, viens m’aborder… Ho non, j’ai peur, ne viens pas… Mais si, viens mais j’aurai peur et alors je vais pointer des seins et ho… tuuuuut!). Pour ce qui est de la Femme, si elle n’est pas assez attentive, elle ne verra rien (idiote).

La Minaudeuse ne sait pas dire non. Elle est trop polie pour ça. Elle invite d’abord l’Homme à sa porte à rentrer chez elle, lui sert un verre, est totalement consciente que ça n’ira pas plus loin mais lui propose quand même un 2ème verre. On ne peut rien lui reprocher, c’est une fille polie, elle sait recevoir. Et lorsque sur l’Homme -complètement monté à bloc avec ses deux doses de Whisky 20 ans d’âge- commence à se dessiner un sourire vainqueur, la Minaudeuse le fout à la porte. Non sans avoir accepté un baiser passionné (parce que la Minaudeuse ne fait pas les choses à moitié lorsqu’il s’agit de montrer ses habilités linguistiques)! Mais qu’elle repoussera ensuite avec un sourire de femme flattée mais non merci Monsieur-Au-Revoir-à-Très-Bientôt-j’espère-quand-même.

La Minaudeuse prend l’Homme, lui impose des conditions dignes d’une dictature où la compréhension de l’autre n’a pas lieu d’être. Non, le centre du monde, de l’univers, c’est elle. Elle lui fait vivre un rêve -tout est relatif, l’Homme étant littéralement aux pieds de la Minaudeuse, il ne se rend pas compte qu’aller faire les boutiques un samedi après-midi n’a rien d’un rêve pour aucun être sur terre- et lorsque Monsieur a le malheur de boire un verre de trop, de placer un mot de travers, lui fait vivre un enfer. Il est vrai que quand la Minaudeuse est saoule, c’est mignon… On ne lui reprochera rien. Et puis elle a sa botte secrète: son foutu « oooops ».

Plus les années passent et moins j’admire ce comportement. Oui, au début, je trouvais ça drôle à voir en action, une fille qui minaude. C’est quand même fameusement manipulateur et culotté de prendre les gens pour de la merde à ce point… Mais maintenant, rien qu’un battement de cils empli de fausseté me donne la nausée. Surtout en 2014. Comment une femme peut-elle se rabaisser à ce point? Je sais que la Nature prime souvent sur les évolutions intellectuelles et qu’il faut du temps mais bon là, c’est quand même se rabaisser dans l’égalité des sexes pour obtenir quelque chose. Des fois, c’est même trois fois rien! Juste sentir que l’on peut être séduisante, c’est souvent tout ce qu’elle demande. Mais est-il encore réellement nécessaire de jouer ainsi de ses charmes et de rentrer dans une dynamique où les autres n’ont plus lieu d’être? Dandiner, glousser, faire semblant d’avoir mal au petit doigt, pour finalement remettre tous les maux de la terre enfin, surtout ceux dont tu es responsable parce que t’as un pois chiche en guise de cerveau pour ce qui est d’assumer quoi que ce soit sur la gueule de quelqu’un d’autre…

Quoi qu’il en soit, il semblerait que la Minaudeuse aura toujours son succès…. Les gens préférant sans doute mettre leur cerveau en mode OFF lorsqu’ils ne sont pas obligés de lire le journal ou de pseudo-débatter le dimanche en terrasse (et encore…). C’est plus fort que moi mais je sais que jamais je ne rentrerai dans cette catégorie. Jouer avec les espoirs des gens ainsi, même si ça n’est « qu’un jeu », je trouve ça malsain, irrespectueux et terriblement cruel. Et pourtant, j’ai un blog où le soin de soi est primordial vous allez me dire. Jamais au détriment d’autrui… C’est ce que je vous répondrai.


15 Commentaires

J’ai testé: j’ai 30 ans et je sors.

Pic by G. Derkenne si je ne me trompe pas.

Pic by G. Derkenne si je ne me trompe pas.

 

Sans doute parce que les lieux où j’aimais sortir jadis ont changé et sans doute parce que je vieillis grandis (et sans doute parce que j’ai la tronche dans les travaux aussi), je sors moins. En tous cas plus comme avant. J’aime mieux les verres en petit comité en fait. Avant je sortais pour danser, je dansais tout le temps! Sans m’en rendre compte, je faisais au moins 4h de sport intensif tous les vendredis à revenir suante comme un petit goret planté sur sa broche et ce, même en hiver. Finalement, je ne faisais pas beaucoup de nouvelles connaissances, trop occupée que j’étais à me dandiner, mais je rentrais à chaque fois heureuse comme pas deux. Les soirées où la musique me plaît (condition inébranlable pour que je danse, si c’est de la daube, je gigote poliment…) se sont faites de plus en plus rares ou dans des lieux bondés de monde où danser devenait impossible et la papote quand il faut crier, non merci. J’ai eu droit à une magnifique exception lors de l’after du Micro-Festival où il faisait bien 30°c à minuit et où j’ai dansé malgré la chaleur. On peut dire que je suis rentrée chez moi presque en nageant sur ce coup mais je m’en foutais… Qu’est-ce que je m’étais bien amusée!

Il se trouve qu’hier, des amis m’ont proposé de les rejoindre dans un nouveau lieu « branché » de Liège où était organisé un « jeudredi » (on fête déjà le vendredi donc…). Le concept principal du jeudredi c’est que c’est un after-work. Je m’attends donc à y voir des gens dans la trentaine et plus qui viennent décompresser de la semaine de boulot. La Curtius est à 1EUR jusque 21h et les gens qui mettent la musique sont de ma génération. Ca devrait être cool. Bein oui… Encore heureux que les potes étaient là parce que ça ne l’était pas.

Je suis accueillie au lieu-dit par un sorteur qui m’ouvre la porte. Un sorteur… Il est 18h… Un sorteur… Bon… Ca fait classe mais on n’est ni à Bruxelles, ni à New-York, ni à Paris… Il se trouve que plus je descends les marches, moins j’ai de réseaux… ARF!!!! NAN!!! Je n’ai plus de réseau du tout!!! Je me dis que ça n’est pas possible, qu’il doit y avoir du Wi-Fi disponible dans ce sous-sol… Ha bein non, rien.

Donc je suis sous-terre ET je n’ai ni réseau, ni net. JE SUIS PRISE AU PIEGE!!! Bon, je me dis que des fois, c’est pas plus mal mais qu’ils auraient pu, pour un endroit qui se veut être branché, proposer au moins le Wi-Fi… Le début de soirée se passe bien. Du monde mais pas de trop, des gens d’un peu tous les âges… On s’entend parler, etc. Juste un peu frustrée d’être dans un lieu si noir alors qu’on pourrait encore profiter du peu de bon temps qu’il nous reste.

Les heures passant, de plus en plus de gens arrivent… Des gens… Plutôt du post-pubère universitaire. Bon, alors ils ont droit de venir où ils veulent mais ce qui me choque, c’est que ce qui déboule, c’est une succession de jeunes m’as-tu-vu habillés « à la mode ». Moi qui, à cette époque de ma vie, mettait ce qui allait être le plus pratique pour danser, je vois des filles en robes ras la touffe, super moulantes, le petit sac imitation Chanel… Elles sont toutes apprêtées comme pour un nouvel an… Enfin, je n’ose même pas imaginer le nouvel an dans leur penderie…

Cela dit, la musique est géniale. Juste que le 3/4 des boutonneux ici ne doivent pas connaître le 3/4 des artistes qui passent et ça me fait sourire. Mais au fait, la musique est géniale oui… Et personne ne danse. Personne. Ce n’est pas la première fois que je constate ça mais aujourd’hui, les jeunes, ça ne danse plus. Ca semble avoir des choses plus importantes à faire. C’est triste, me dis-je…

Plus les gens arrivent, plus j’ai envie d’aller m’aérer un coup, vérifier mon gsm et fumer une clope… Je prends mes affaires et décide de remonter vers l’entrée. Là, j’ai le charmant sorteur qui me dit qu’il est hors de question que je sorte par l’entrée… Je cite: « Non, la sortie c’est par l’autre côté et toute sortie est définitive! ». Et si on veut fumer un coup? « Alors vous ne fumez pas ou vous allez dans le fumoir! ». 1) Il a le mérite d’avoir l’humeur d’un sorteur: celle d’une porte de prison. 2) WTF??? C’est quoi ce système d’écolage là??? Toute sortie est définitive??? J’ai pas payé d’entrée à ce que je sache??? Ne vous inquiétez pas, un autre sorteur est aussi posté à la sortie histoire d’être sûr que vous ne rentrez pas à nouveau. Même des écoles sont moins équipées que ça!

Irritée, je me dirige vers le fameux fumoir… Cet aquarium… Je déteste les fumoirs. Autant je suis d’accord qu’il ne faut pas gêner les autres mais aller dans un aquarium, ça me lourde. Je rentre dans cet horreur… ET MALHEUR! Le fumoir n’est pas aéré pour un balle! Ce n’est pas bien de fumer, j’en suis consciente, mais ça, ça n’est pas bien non plus. Je peste de plus en plus.

Arrive le moment d’explorer les toilettes, propres, ça fait du bien. Je sors pour me laver les mains et vois deux filles qui cherchent une pièce de 20cents pour tenter de libérer une pauvre fille enfermée dans les toilettes. Le verrou est bloqué de l’intérieur et dixit la fille « je n’avais pas de réseau, impossible de prévenir qui que ce soit! ». Ha bein oui… Dans les soirées plus tardives où tu te sentiras trop mal aux toilettes, tu ne pourras pas non plus prévenir tes potes de venir t’aider en fait: t’as pas de réseau.

 

Je reviens et décide d’aller au bar commander de la Curtius. C’est blindé massacre… Au bar où je suis: plus de Curtius… Il est 20h… Je me dirige vers l’autre bar… Plus de Curtius non plus et il y a un groupe de 4 acnéiques qui décident de faire les piliers de bar et de rester discuter devant sans rien commander alors que ça se bouscule… Bande de crétins… J’ai pourtant essayé de tout faire pour avancer grâce à ma cellulite de trentenaire mais je suis découragée… Puis il n’y a plus de Curtius… C’est lamentable. Apparemment, une amie a réussi à en avoir mais elle est petite, elle a dû faire illusion sur son âge (je blague hein).

Je reviens m’assoir et aperçois un photographe. Un photographe attitré du lieu. UN PHOTOGRAPHE!!! Nan mais on est dans quel monde??? Je comprends mieux les filles over-prepped (dont certaines avec des défauts de goûts bien plus touchantes que les connasses qui se pavanent sans savoir assumer le string qui les gêne à l’entre-fesses). C’est quoi cette idée de photographe? C’est systématique? Il est où le temps où tu t’en foutais de la gueule que tu faisais pourvu que tu passes une bonne soirée?

Bon, c’est la dernière, après ça je file, j’en ai marre… Machin habite pas loin, il est encore tôt, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu et je pourrais lui proposer un verre (AILLEURS)! Je lui envoie un sms et j’attends sa réponse pour savoir si je rentre directement ou si je vais ailleurs, bon plan ça. Ha non! Je ne peux pas! J’ai pas de réseau! Et toute sortie est définitive! Je suis en prison, au secours… JE ME BARRE!

Alors je ne sais pas si c’est le lieu ou la tranche d’âge mais j’ai détesté le contexte et encore heureux que j’y revoyais des amis parce que sans ça, je me serais barrée bien plus tôt. Enfin, après qu’ils aient augmenté la musique – je n’en vois pas la raison puisque LES JEUNES CA DANSE PAS!-, mes potes n’étaient plus que des êtres physiques dont j’entendais à peine les paroles.

Donc je suis obligée de vous sortir la phrase typique de la vieille irritée et blasée: « C’était bien mieux avant! ». Autant cette jeunesse m’a énervée, autant je les plains. Ils n’ont pas connu le temps où l’on pouvait sortir et rentrer quand on voulait et ne semblent pas être ennuyés par le fait d’être littéralement enfermés dans un lieu. On s’en fout, c’est THE place to be alors on accepte tout. Ils n’ont pas connu non plus les cafés enfumés où l’on dansait jusqu’à pas d’heure. Maintenant c’est chacun dans son coin et on prend la pose avec ses amis bien habillés (sinon dégage). D’accord, je le répète, fumer c’est pas bien! Mais au moins pouvoir sortir voir un peu DEHORS, pouvoir s’en fumer une en papotant plus au calme et revenir, c’est quand même plus cool et humain. Et on enlèverait même le facteur « clope », quand je suis dans une soirée dans un endroit où il peut faire bien chaud avec un air lourd, j’aime toujours avoir la possibilité de sortir prendre un peu l’air. Ici: crève!

C’est plus rock n’ roll un dimanche après-midi en terrasse chauffée avec un bouteille de vin blanc!


2 Commentaires

Je voulais…/ I wanted…

… Vous parler de ce commerce…

… To write about this shop…

Pic by kiwikoo

Pic by kiwikoo

… Qui s’appelle Arqontanporin
… Which name is Arqontanporin

Pic by kiwikoo

Pic by kiwikoo

J’étais passée un jour où les proprios n’étaient pas là et avais demandé si je pouvais faire des photos parce que même si ça casse pas trois pattes à un canard, c’était sympatoche…

I even went there in order to take some pics to illustrate the article. There was a sympathetic employee but no owners and even if it’s not a great and very deep art to me, I thought it was nice…

Pic by kiwikoo

Pic by kiwikoo

Je comptais y acheter quelques petits cadres pour mon futur chez moi et en offrir un à un couple d’amis qui va accueillir son premier enfant. Ce sont des idées cadeaux qui peuvent être très sympathiques et les prix me semblent corrects pour la plupart donc si ça vous tente, vous pouvez y aller. Le blog me sert à partager, c’est pour ça que je l’introduis ainsi. Cependant, voici ce qui m’y est arrivé…

I was about to buy some little frames for my future home and even offer one to a couple of friends who are waiting their first children. I think they provide nice gifts ideas in reasonable prices so if you wish to go there and see by yourself, feel free to go. The blog is mainly there to share some spots with you, that’s the reason why I introduced it this way. However, here is what happened to me…

Je ne savais pas qu’on ne pouvait pas demander de commande particulière et j’ai eu la glorieuse idée de leur demander de me faire 2-3 carrelages pour ma future salle de bain. J’y suis donc allée cette semaine avec un échantillon du futur carrelage sous le bras et beaucoup d’espoir. La jeune employée qui me reçoit est très sympa et me demande de mieux lui expliquer ce que je veux. Je vois ensuite une pancarte « Nous n’acceptons aucune commande d’aucun genre » et lui demande si ce n’est pas justement ce que je demande. Elle me répond qu’elle ne pense pas que qui que ce soi soit déjà venu leur demander quelque chose de pareil et qu’ils seront peut-être intéressés.

I didn’t know that they didn’t accept any specific demand and had the wonderful idea to ask them to draw me some things of their own on 2 or 3 of my future bathroom stone floor. I then went to the shop this week with a sample of my stone floor and lots of hopes. The young employee was very sympathetic and asked me to explain my plan in details. After that, I saw a sign saying they didn’t accept any specific demands but the employee told me she didn’t think they’ve ever got such a specific one and that it might interest them.

Mes espoirs diminuent un peu mais voilà qu’arrive le patron. La jeune fille lui indique que c’est moi qui leur ai envoyé un email leur expliquant ma demande. Il se dirige vers moi (ou plutôt moi vers lui) et me dit sur un ton aussi glacial que tout l’Antarctique (quoi que, il pourrait sérieusement aider aux icebergs à ne plus fondre): « Non, nous ne faisons plus aucune commande, nous en avons fait un peu au début puis on a eu trop de demandes donc voilà. Au revoir. » Ma mère était avec moi et nous sommes toutes les deux resorties refroidies pire qu’en hiver.

My hopes were about to leave when the boss arrived. The young girl showed me and I came to meet him. Here is what he said, as cold as the whole Antarctica could be (though I really think he could be a great help for preventing some icebergs not to melt down): « No, we dont do any more specific demands. We did at the very beginning but we then had to much so we stopped. Good bye. » My mother was with me and we left the shop with an awful feeling of cold.

Alors qu’il refuse, il en a totalement le droit mais je pense qu’il y a justement l’ART et la manière de le faire. Suite à ça, voilà ce qui m’est passé par la tête:

I do understand that he has the right to refuse but I also think there are some good ways to do it. After that, here is what crossed my mind:

– Il aurait pu me proposer de participer à un stage qu’ils organisent régulièrement histoire de pouvoir un peu maîtriser 2-3 choses par moi-même. Cela aurait pu être complété par quelques conseils supplémentaires quant à la peinture sur carrelage. Cette proposition n’aurait tué personne à ce que je sache…

He could have suggested me to subscribe to some classes they regularly organise so that I would be able to learn 2 or 3 things by myself. This could have been completed with some advice concerning painting on stone floor. I don’t think it would have been such a bargain…

– Il aurait pu peut-être me diriger vers d’autres artistes qui eux, ne demandent peut-être qu’à avoir des opportunités originales.

He could have given me some names of other artists who would have been thrilled to get an original and unique opportunity…

– Il aurait tout simplement pu être un minimum sympathique, il savait très bien que je cherchais un moyen d’enjoliver une salle de bain qui risque d’être un peu fade. Et puis je ne sais pas moi… Un « c’est très sympa d’avoir pensé à nous mais… », rien que ça… Non, ça brûle la langue on dirait.

He could just have been sympathetic. He knew well that I was desperate to find a solution in order to make a rather regular stone floor into something more original and fresh.  I don’t know, just something like « We are very happy you thought of us but… » would have changed the whole thing.

– Etre « artiste » ça n’est pas non plus expérimenter et ne pas trop rester dans un créneau figé?

Isn’t « artist » also a synonym of experience? Remaining in a frozen environment is a part of it then?

Donc voilà… En gros, ça faisait très longtemps que je n’avais plus eu droit à un commerçant aussi froid et peu accueillant à Liège… A vous de juger…

So here is the whole story… It’s been a loooong time since I hadn’t met such a cold and unpleasant man in a shop in Liège… Make yourself your own judge.