Une fée dans les étoiles!

De jolies choses pour ton visage d'ange, des bons plans lifestyle. Beaucoup d'amour pour Liège, un peu de vagabondage, énormément d'humour.

Normalité.

16 Commentaires

Source: STREETFSN

 

Aujourd’hui des élèves m’ont posé des questions qu’il y avait dans un exercice. Des questions bateaux du style « Désires-tu te marier un jour? » ou « Désires-tu des enfants plus tard et si oui, combien? ». Le but n’était pas de me les poser à moi mais vu que l’effort avait été fait en anglais, j’y ai répondu naturellement: non… Et non.

Suite à quoi j’ai pu voir les têtes d’abord étonnées puis disloquées de certains suivies par « Madame, vous n’êtes pas normale, vous savez que si vous faites ça, vous allez vous retrouver seule à 45 ans avec votre chat?! ».

1) Y-a-t-il jamais eu de la normalité dans ce monde??? Parce que si c’était le cas, mais qu’est-ce qu’on s’emmerderait!

2) A 45 ans, je dois bien avouer que mon chat ne sera sans doute plus de ce monde… Mais je terminerai ma vie avec un chat à mes côtés, ça oui. *Le mien ronfle à côté de moi là, j’adore*

3) Je préfère me retrouver seule à 45 ans mais encore avec toutes mes dents que roulée dans la farine, humiliée ou encore ruinée par un crétin qui m’aura coûté la peau des fesses en procédures de divorce. On ne parle même pas des enfants en pleine crise d’adolescence qui me cracheront dessus parce qu’ils en auront marre que je leur dise qu’on n’a pas les moyens, t’as qu’à demander à ton père.

Je ne dis pas que je me réjouis à l’idée de me retrouver seule. Je dis juste que m’engager dans une entreprise aussi casse-gueule que le mariage me file juste des sueurs froides. Je tiens bien trop à mon indépendance pour entendre parler de compte commun par exemple. Faire dépendre un avenir que je me foule à construire de mes propres mains pour prendre le risque de le mettre entre les mains de n’importe quelle tierce personne: plutôt crever. Je serai peut-être dans une relation mais les choses seront bien délimitées histoire de me protéger en cas de « conflits relationnels ». Oui parce qu’on n’est jamais sûrs d’obtenir un début de relation mais la fin, ça par contre, elle vient toujours pointer le bout de son nez quoi qu’il arrive *Me parlez pas des exceptions comme les vieux couples où je vous renvois à la définition du mot « exception ».

Enfin ce qui m’a surtout étonnée dans ce petit moment, c’est que j’ai vraiment été surprise du nombre de petits mecs qui m’ont cataloguée de « pas normale » parce que je n’envisageais pas mon futur ou ma vie comme la plupart des gens en rêvent. A une époque où l’on consomme le mariage au lieu de le vivre, j’aurais plutôt pensé qu’ils auraient été plus ouverts à des perspectives d’avenir moins conventionnelles que « mariage-enfants-divorce- suicide pour dépression, burn out, …/pension ».

Bref, l’entreprise du mariage et de la famille a encore de beaux jours de rentabilité devant eux: les jeunes y croient toujours. Haaaaaaaa l’optimisme de la jeunesse…

 

16 réflexions sur “Normalité.

  1. Fallait leur répondre que tu as consacré ta vie à l’éducation des enfants des autres, et que c’est donc un sacrifice dont ils sont, eux, collectivement responsables !
    Histoire de les culpabiliser un peu… 🙂

    • Oui en effet mais c’est le beau discours de ma collègue d’histoire et je lui en laisse l’exclusivité… Et elle a bien raison 🙂

  2. Après quelques amourettes et déconvenues, ils changeront vite d’avis 😉
    Et tu leur as peut-être ouvert les yeux sur d’autres manières de vivre…

    • Oui, mais ils sont tellement fades face à la vie en général (sans doute parce que la plupart viennent de milieux sociaux plus difficiles que d’autres élèves d’écoles plus aisées) que j’ai vraiment été étonnée qu’ils restent malgré tout si idéalistes face à l’amour. C’était meugnon. En tous cas, à voir leurs têtes, je pense que ça les a fait un peu réfléchir en effet 🙂

      • C’est frappant ce que tu dis là : alors tu es dans une école pour enfants défavorisés ?(!)
        Mais tu sais, leur attitude me surprend pas bp dans ce contexte, car ce sont souvent dans ces milieux que – paradoxalement – la natalité est la plus élevée et où l’enfant est véritablement considéré comme une richesse, un investissement à long terme en quelque sorte…

  3. La normalité, quelle normalité ? Ce n’est pas parce que tu décides de sortir du moule qu’automatiquement tu deviens « anormale ». Ca a le don de me gonfler ces réfléxions extérieures. Si tu n’entres pas dans le moule, t’es bizarre. Je ne souhaite pas non plus me marier (et pour tout te dire, au niveau du couple, j’apprécie même l’idée du « chacun chez soi »), peut être parce que j’ai vécu le divorce difficile de mes parents après 20 ans de mariage, peut être pas. J’ai surtout vécu la souffrance de ma mère durant de longues années face à un « mari » qui n’en était pas souvent un, ni même un père. L’idée d' »appartenir » à quelqu’un me fait également peur de par mon caractère indépendant. Très longtemps je n’ai pas non plus souhaité d’enfant mais la donne commence à changer. Tes élèves sont tjrs des adolescents, ils ont l’âge auquel on idéalise encore beaucoup de choses. Beaucoup d’entre eux vont déchanter avec les années, société de consommation oblige.
    Je suis également d’accord avec toi sur le fait qu’auj on se marie pour faire une belle fête (enfin je ne mets pas tout le monde dans le même panier bien sûr) mais c’est une nouvelle réalité. Ma mère me dit souvent que si je n’ai pas d’enfant, je risque de me sentir seule un jour, d’être passée à côté de quelque chose même si elle ne me force à rien. A cela, je réponds qu’on ne fait pas un enfant pour soi-même. De plus, le monde devient si dur que je ne sais pas si c’est une bonne chose de mettre un enfant au monde auj mais si on s’arrête à ça, on avance plus non plus. La question se discute. Bref, pour résumer, la normalité pour moi c’est juste un concept dépassé. Tu dois avant tout faire ce dont tu as envie peut importe les opinions extérieures.
    Passe un bon weekend 🙂

    • Je crois que beaucoup vivent encore dans des familles avec un fonctionnement très patriarcal. Du coup, ça explique leur vision très traditionnelle de l’avenir. Et oui, ils sont encore jeunes mais bon, je n’allais pas leur répondre que j’attendais le prince charmant pour leur épargner un autre regard sans doute plus réaliste sur la société dans laquelle ils seront appelés à évoluer 🙂
      Mais ne t’inquiète pas, si je devais faire attention à tout ce que mes élèves disent, je serais déjà internée en psychiatrie je pense 😉

  4. Hou, tu es bien pessimiste je trouve. Toute relation (que ce soit de couple ou d’amitié) demande des sacrifices et des compromis perpétuels, c’est un fait. Et c’est vrai que plus on vieillit, moins on a envie de faire de concessions: en gros, on se dit qu’on a de moins en moins envie qu’on nous fasse ch… Mais à côté, on a quelqu’un avec qui discuter, avec qui faire des projets, qui connaît nos défauts et les accepte (ou fait des concessions avec). Et pour les enfants, je n’ai pas pu en avoir, et je peux te dire qu’à 40 ans le regret se fait de plus en plus présent (même si je vieillit et me dis que je n’ai plus envie qu’on me fasse ch…). En fait, le couple et les enfants, c’est un mise en abyme de la vie de société.

    • Pessimiste moi? Mais je suis le pessimisme incarné 🙂 Pour les concessions je suis d’accord avec toi mais si j’ai bien appris une chose suite à l’évolution de la plupart des couples dans mon entourage, c’est que PAS TOUCHE LES SOUS! Concessions sur le reste ok mais les biens immobiliers et les comptes (allez… Hormis un mini compte à deux juste pour les courses peut-être), je ne serai jamais partageuse. Trop risqué.
      Pour les enfants, je n’en veux pas pour des raisons personnelles que je trouve fort logiques (dans le sens qu’elles s’expliquent très bien vu mon passif et qu’il vaut peut-être mieux pour un éventuel gamin de ne pas attérir dans ma vie … Et puis avec le nodule qui danse la rumba dans mon bide, il y a de grandes chances que je ne puisse pas en avoir alors… Moi je dis, être marraine c’est la bonne tape 🙂

  5. @ Someone: Il n’y a pas d’école pour enfants défavorisés en Belgique. Elles se créent un peu malgré elles-mêmes (pooooooolitique…). Je ne fais que comparer par rapport à l’école où moi j’étais et où certains de mes amis sont allés. Cependant, il y en a qui portent des fringues 10 fois plus chers que les miennes et ont des téléphones à petite pomme… Ils travaillent alors qu’ils sont en secondaires. Moi je n’ai pas dû bosser avant d’être à l’unif. Enfin, c’est un peu difficile à expliquer en un commentaire. On va dire qu’il y a des extrêmes de tous milieux et surtout le côté moins favorisé socialement.

  6. @ Someone: Cela dit, je les adore, ils ne se baladent pas avec des couteaux en main, ils sont parfois bien plus courageux que d’autres, ils ont énormément d’humour (un peu trop des fois) et l’échange avec eux est souvent très très riche.

  7. Oui, mais hé, si ça se trouve, à 45 ans, tu seras heureuse avec l’homme qu’il te faut, pourquoi devrait-il te ruiner, te rouler dans la farine? Y a des gars bien, tu sais! 😉 Puis un couple, c’est des projets et de l’amûûûûûûûr, tant que tu as ça, ça ne peut qu’aller je pense! 😉
    Ceci-dit, si c’est pas ton truc, personne va te forcer! 🙂

    • Sans doute pas mon truc ça oui. D’un autre côté, je ne peux que constater qu’il est rare de croiser des couples ayant plus de 20 ans de vie commune derrière eux. Du coup, je préfère ne pas me voiler la face. Puis on va dire que j’ai un passif familial assez houleux qui n’aide pas à y croire (passif qui a fait des bons de puce partout autour de moi).

  8. J’abonde dans le sens de caroline: ne jamais dire jamais! On ne sait pas ce qui peut nous tomber dessus, même que parfois, c’est drôlement bien 🙂

    • Je ne dis pas que je ne vivrai jamais quelque chose de bien avec quelqu’un. Je pense juste qu’il faut avoir la tête sur les épaules, que des relations à long terme (quand je dis long terme je ne pense pas 3 ans mais bien 20ans) sont rares et qu’un mariage se termine rarement bien *Un mariage, de nos jours, se termine…*. Puis surtout, à voir leur réaction, il est hors de question que j’aille me caser sous la menace de « mais à 45 ans tu termineras seule avec un chat!* parce qu’en faisant ça, il est certain que je terminerai ainsi. Le tout est de terminer heureuse et pas malheureuse et ça, je suis sûre que seule, je peux déterminer moi-même le facteur « heureuse ».

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