Sex & The City II.

Rapide la fille. Pour une fois… Moi qui laisse toujours passer tellement de temps pour aller voir un film qu’il est déjà sorti en DVD – d’ailleurs, c’est moi qui commence à perdre des neurones ou les sorties DVD se font de plus en plus rapides???- …

Le verdict? Bein fort bon je trouve. Attention, j’ai bien pris garde de laisser mon cerveau entre mon ordi et l’un ou l’autre syllabus. L’urgence se faisait sentir…

Je ne suis évidemment pas une critique de cinéma blasée qui n’aime que des films d’auteurs tellement d’auteurs qu’on n’y comprend plus rien mais vu que t’es critique, tu fais semblant d’avoir saisi pour faire la maline aux dîners… J’y allais dans le but de me détendre, de me laisser porter dans un monde féminin et luxueux à l’excès, oublier les exams, les horaires de fous et la taxe urbaine doublée de la redevance TV (bo**** de q**** de m****) et j’ai eu ce que je voulais. Du rire, du fou-rire, des tenues de tarés, et même un peu de compassion.

Bien que le film ait déjà été critiqué pour être tombé dans des clichés (choc des cultures Occident/Moyen-Orient, ironique de faire ça aujourd’hui au vu de ce qui se passe dans le monde…) qui furent mal exploités, j’ai trouvé, au contraire, que c’était peut-être le bon moment pour faire ce genre de comédie légère en y insérant des sujets délicats. En effet, où va-t-on si on ne peut plus en rire? De plus, prenez-moi pour une dinde si vous voulez, mais ça a soulevé pas mal de questions d’ordre pratique que je me posais (et dont je ne ferai pas la liste afin de ne pas gâcher le suspense à ceux qui veulent voir le film). Beaucoup d’éléments ont été abordées de manière légère et je vous avoue qu’au vu de l’actualité française et belge au sujet des femmes voilées, ça m’a fait énormément de bien de voir que certains étaient encore capables de ne pas se prendre le choux avec un tel thème. Bref, du plaisir, du plaisir, du plaisir…

Pour ce qui est de la mode, étrangement, je l’ai trouvé bien moins commercial que le 1. Oui on vous balance des voitures qui puent le fric *Rien à foutre, Rahuette power (pour ceux qui ne le savent pas, Rahuette est ma voiture qui fête ses 17 balais, ouais ouais)*, des tenues extravagantes *Miranda toujours mal fagotée pour certaines scènes mais ça semble être devenu une habitude…*, des gsm, des ordis, des hotels hors de prix, etc. Cependant, on ne vous impose plus une longue série de photos d’une robe de mariée de tous les créateurs, Louis Vuitton est peut-être cité 3 ou 4 fois maximum (au contraire du 1 où Louis Vuitton se trouvait presque à chaque fin de phrases) , Carrie porte un T-shirt « J’adore Dior », cependant elle l’a porté pendant une des saisons si j’ai bon souvenir… Et la critique des talons aiguilles dans le sable… Certes… Sauf que Charlotte s’en plaint donc bon…

Sinon y a de la robe à se damner, du jupon pour lequel on tuerait père et mère, du bijou *le diadème, je veux le diadème!* et tout le reste auquel nous sommes habitués depuis déjà de longues années.

Finalement, pour ce qui est des personnages et du rapport avec la série, on ne peut s’empêcher de penser que le sujet s’épuise de par l’évolution des caractères. Un peu creux au niveau du scénario, les 4 belles ont pris des rides et sont rentrées dans un cadre de vie que tout le monde connaît déjà depuis… Heuuu… Depuis presque la nuit des temps non? L’intrigue, s’il y a, ne capte pas vraiment et l’on apprécie plus le film pour les répliques et situations vie réelle-fashionista ou encore celles de Samantha dont on ne se lassera jamais que pour THE question: que se passe-t-il après le mariage? De plus, j’ai été plusieurs fois déçue en devant contempler Carrie maquillée à outrance alors que, malgré le passage des années sur son visage non-retouché *voui voui!*, elle reste pourtant tellement plus jolie sans tout cet attirail de fards à paupières. Limite, je la préfère démaquillée après le mariage avorté dans le 1 que maquillée comme j’ai dû (oui du verbe « devoir » parce que ce fut une épreuve terrible) le voir dans ce dernier volet.

Donc en gros, il ne faut pas s’attendre à avoir autant de bons moments que dans la série, le film est plus long et le sujet déjà amplement exploré. Il est donc un peu « compréhensible » que quelques moments de blancs d’idées s’insinuent. Cependant, si vous voulez vous vider la tête et sourire, ce Sex & The City 2 est sans doute la meilleure solution. J’en garderai un bon souvenir et sur le chemin du retour, je souriais encore en repensant à… Nan, vous irez le voir, je ne dis rien!

5 thoughts on “Sex & The City II.

  1. Le passage du petit au grand écran ne se fait généralement pas sans obstacles. Pareil pour l’adaptation de livres… Il y a le meilleur (« To kill a Mockingbird », « Le journal de Bridget Jones » – si, si, j’ai autant aimé le film que le livre!) et le pire (je te laisse le soin de donner quelques titres au choix!).
    J’ai apprécié quelques épisodes de la première saison de SATC, puis plus rien du tout jusqu’à ce que le premier long métrage arrive chez moi par le plus grand des hasards… Et c’est là que je me suis dit: « Teudjû, je ne suis vraimin pas dans la cible!!! » (avec l’accent et tout!)

  2. Jme demande bien ce qui te faisait sourire en sortant du ciné… Y a plus drôle que la diarrhée de Charlotte dans le I? ahahaha
    J’ai pas encore vu le II, mais d’après les critiques c’est pas terrible. Et puis beaucoup l’ont trouvé long effectivement. Jsuis une grande fan aussi, mais jme demande si j’attendrais pas la sortie en dvd

    1. Ha non, ça ne dépasse pas Charlotte en effet. Mais Charlotte, j’en ris encore maintenant hein.
      Oui, les critiques sont très décourageantes mais je pense surtout que ce sont des gens qui en attendaient un peu trop. Je n’ai jamais perçu les films comme un grand évènement. Plutôt une occasion de reprendre des nouvelles des 4 new-yorkaises. Alors ça vole: c’est vulgaire, ça tombe dans des clichés, on ne voit pas New-York, etc. Moi, je voulais me marrer et j’ai pu. Je n’ai rien trouvé de vulgaire du tout. Peut-être que certaines allusions au port de la niquab pouvaient sembler être déplacées mais franchement, une fashionista qui aime VRAIMENT la mode aura ce genre de réflexions pas nécessairement irrespectueuses, c’est juste qu’il ne faut pas se « voiler » la face, quand on aime les fringues, un (ou une?) niquab, c’est juste un torchon supra-moche qui gâche tout plaisir de s’habiller. Elles sont dévotes et c’est leur choix. Samantha, Carrie, Charlotte et Miranda ne croient qu’en Vuitton, Dior, Mc Queen ou Chanel. Le film, en ça, a gardé sa logique. Ne pas voir N-Y ne m’a pas minée, les clichés certes mais en même temps, j’allais pas voir un Woody Allen et je le savais, etc.
      Perso, payer pour aller le voir dans un UGC, j’aurais attendu le DVD mais à Liège, on a les Grignoux qui offrent une alternative. J’ai donc payé ma place 4,70EUR et l’ai vu en VO 🙂

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